2026 01 17

À court de café et de feu pour la bougie. Routine matinale impossible. Humeur méchante. Je grogne, je ne mords pas. Ça viendra. La pluie martèle le zinc de la toiture. La guirlande électrique projette son halo cuivré sur les épines déjà friables du sapin. Le goût sans intérêt du café acheté en urgence à … Lire la suite

2026 01 16

Écrire depuis avant le langage quand l’idée appartient encore au corps. Sensation fugace. Impulsion de mouvement. Grondement. Grognement. Force silencieuse. Écrire pour remplir le temps. Le faire chair. Renforcer sa densité. Temps compact. Dans le temps habité, une minute contient une vie. Par la création, nous échappons au temps seulement rempli, au temps passé, au … Lire la suite

2026 01 15

L’absence de charge mentale, ou plutôt la répartition de la charge mentale dans les espaces (au P., le domestique ; à D. le pro) m’ouvre la possibilité de me concentrer, c’est-à-dire de travailler sans interruption, c’est-à-dire ne pas brancher l’internet à mon ordi quand je suis au bureau, c’est-à-dire avoir le luxe de faire face … Lire la suite

2026 01 14

Bureau sombre. Lumière fuyante d’un après-midi de janvier. Dans moins d’une semaine, je boucle un nouveau tour de soleil. M. m’a dit à midi : « c’est pas un concours » quand j’ai ajouté ma date d’anniversaire au pool qui se formait au centre de la table. N’empêche, c’est moi qui est la plus proche. Lundi. Je ne … Lire la suite

Certains jours moins que d’autres

Après une surabondance de rencontres, un fort besoin de solitude. « Je ne suis pas fait pour vivre avec plein de gens », dis-je avant de me reprendre : « en fait, un c’est déjà plein ». J’apprends ma manière de fonctionner, mes besoins de repos, les distances qu’il me faut prendre. Je n’en fais plus un problème.

Entre deux mondes

Novembre est un mois particulier pour qui choisit de suivre les traces du Nanowrimo, ce défi absurde, arbitraire et frisant la folie, qui consiste à produire 50.000 mots en 30 jours. Sans se retirer dans un monastère. Sans plan. Juste avec la ferme et idiote décision de forcer le passage, à raison de 1667 mots … Lire la suite