|
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur * Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m’offrir un café. *** Le « CDD », c’est le Conseil du Dimanche (qui peut arriver en cours de semaine, voire plusieurs fois par semaine), où je partage mes astuces, outils et anecdotes d’écriture pour vous aider à développer votre pratique singulière et arriver au bout de vos projets littéraires. J’ai beaucoup discuté ces jours-ci de la relation entre nos pratiques créatives et l’urgence des crises qui semblent vouloir s’enchaîner. Émotionnellement très affecté par les incendies qui ont ravagé nos forêts, très inquiet de l’avenir, je peux laisser la voix du désespoir me convaincre qu’écrire ne sert à rien et que c’est une activité de confort qui doit se mettre en retrait quand la vraie vie s’impose. Il y a trop de choses qui ne vont pas avec ces discours pour que je les décompose toutes, mais en clair : bullshit. Les pratiques créatives, et l’écriture en particulier, s’inscrivent dans le temps long. Les idées prennent du temps à mûrir, les projets demandent du temps pour prendre forme sur la page, nos compétences demandent des années de pratique active pour être acquises et ne cessent jamais de se développer et de s’affiner. Cette inscription dans la durée permet à l’écriture de penser le monde autrement que dans l’urgence ou la précipitation. À l’échelle individuelle, cela contribue à apaiser le mental et le corps dans les moments de crise. En entrant en écriture, vous retrouvez un état plus apaisé. Je dis « entrer » parce que ce n’est pas instantané. Cela demande de franchir la première barrière de l’écriture de stress. Réactive, dispersée, dissipée et peu intéressante, elle commente l’actualité et votre stress. Traversez-la. Ne cédez pas quand votre esprit demande à aller se distraire. Il veut se distraire parce que derrière le stress il y a votre fragilité : sentiment d’impuissance, tristesse, désespoir, colère, qui nous renvoient à votre vulnérabilité existentielle. En traversant cette vulnérabilité, vous pouvez vous reconnecter avec la magie. Ce que j’appelle la magie, c’est uniquement la part de votre inconscient, disons votre pensée onirique, qui s’exprime en symboles et en histoires. C’est tout ce que vous vivez intérieurement qui est important, qui est vivant, qui est essentiel, qui est vrai, et qui ne passe pas (ou pas encore) par le langage logique. Ce sont tous les rêves, toutes les déceptions, toutes les blessures encore ouvertes, toutes les cicatrices émotionnelles et psychiques, tous les espoirs, toute la part de vous non verbale que le quotidien relégue à plus tard. C’est là que se situe la source inépuisable de votre écriture. Il y a là la raison d’être de vos histoires, leur sens profond, et la raison pour laquelle écrire vous apaise. Je ne m’attarde pas là-dessus aujourd’hui. Ce que je voulais dire c’est que :
Ce sont des réponses suffisantes au « à quoi bon ? » Prenez du temps pour vous poser avec un bout de papier ou d’écran et écrivez. Observez si les premières minutes sont difficiles. Si vous sentez l’impulsion d’aller faire autre chose, persévérez. Ça peut être long de traverser cette première couche de défense mais c’est la clé. Ensuite, écoutez la fragilité qui se présente de l’autre côté de l’agitation. Nommez la et basculez tranquillement vers un petit rêve. Imaginez un lieu (connu ou inventé), un personnage (connu ou inventé), une action, et laissez-vous guider. Ça peut être cosy, violent, mystérieux, féérique, hyperréaliste, quotidien, extraordinaire, ne portez aucun jugement sur ce qui sort. N’attendez pas ou n’exigez pas que cela se relie à un projet en cours. On est là, dans une écriture de soin. Concentrez votre attention sur les connexions qui se refont en vous. N’hésitez pas à dire « bonjour » aux parties de vous qui se réveillent et s’étirent dans cet exercice. Sentez la joie (elle peut être ténue) qui accompagne vos retrouvailles votre « espace d’écriture ». Faites ça pour vous recentrer, vous rééquilibrer dans l’intensité du stress, ou simplement pour vous évader et penser à autre chose quelques instants et éviter que votre cerveau ne surchauffe à force de tragédies. Et si l’état du monde ne vous affecte pas émotionnellement, faites-le juste pour le fun ! Si vous avez envie de passer un peu plus de temps avec votre écriture, je propose un atelier le 8 août à 15h pour travailler sur l’écriture de scènes. La scène, c’est la brique de base, c’est ce qui est nécessaire à toute histoire, indépendamment de votre style d’écriture. La scène répond à une question simple : comment je raconte mon idée ? Pendant le stage de nouvelles de juillet, une participante a demandé : « je sais qu’il y a un mariage dans mon histoire, mais je raconte quoi ? » Cette question se décompose en plein d’autres questions
Ces questions se posent à chaque nouvelle scène de votre histoire. Y répondre vous aide à raconter une scène captivante et chargée émotionnellement. C’est ce que nous expérimenterons ensemble le 8 août prochain pour que vous vous sentiez plus solide dans vos prochaines histoires. Lors d’un précédent stage, une participante est venue en me disant « je m’ennuie quand j’écris ». Nous avons travaillé une scène de son roman pour qu’elle ressente quelles décisions un texte exige. Quand je l’ai revue pour un atelier, elle m’a appris avec joie : « Je ne m’ennuie plus quand j’écris ! » Trouver de la joie dans l’écriture, croire à ce que l’on écrit parce que nous nous amusons nous-même en l’écrivant, c’est essentiel. Si vous avez de nous rejoindre, les détails sont là : https://anaelverdier.thrivecart.com/ecrire-une-scene/ Anaël « le magicien » Verdier PS : Réussir à regagner de la perspective dans les temps d’urgence, c’est ce dont nous avons le plus besoin collectivement. Regarder en face les défis et occuper notre place pour y répondre. Nous qui écrivons des histoires, nous avons la possibilité d’offrir de la perspective, de l’apaisement, de proposer des mondes alternatifs, d’alerter, de façonner des rêves collectifs qui ne soient pas que des évasions. Autres actus : Retrouvez mes autres conseils d’écriture sur Youtube. |
Catégorie : Ateliers d’écriture
Depuis 2007 j’accompagne les auteurs dans leurs projets d’écriture. Sur cette page, vous trouverez les différentes formations ou formules d’accompagnement que je propose ainsi que plusieurs articles présentant les principes qui sous-tendent ma pédagogie.
-
![[CDD] Continuer à écrire en temps de crise](https://anaelverdier.com/wp-content/uploads/playbutton.jpg)
[CDD] Continuer à écrire en temps de crise
-
![[CDD] Ce que les pigeons nous apprennent de l’écriture](https://anaelverdier.com/wp-content/uploads/eBkRwbZF1R2sEygdvd558T.jpg)
[CDD] Ce que les pigeons nous apprennent de l’écriture
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur *
Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m’offrir un café.
***
Le « CDD », c’est le Conseil du Dimanche (qui peut arriver en cours de semaine, voire plusieurs fois par semaine), où je partage mes astuces, outils et anecdotes d’écriture pour vous aider à développer votre pratique singulière et arriver au bout de vos projets littéraires.
Des radiologues, pourtant experts, passent à côté d’un tiers des anomalies indicatrices d’un cancer du poumon. En cause, la manière dont les informations transitent de notre perception visuelle (la manière dont la lumière frappe notre rétine) à notre cortex préfrontal (où se construisent nos interprétations conscientes de ce que nous voyons).
Une équipe scientifique s’inspire de la vision des pigeons, meilleurs en perception et traitant l’information sans la filtrer. Plutôt que de limiter les informations visuelles qui montent à leur conscience, les pigeons trient en effet les données en grandes catégories abstraites (de type « nourriture », « danger », « rival », « abri », j’imagine).
Les scientifiques ont entraîné les pigeons à repérer les anomalies sur les radios et les pigeons se sont révélés être d’excellents détecteurs à affections pulmonaires. La prochaine étape, repérer les réactions subliminales des radiologues (en filmant leurs pupilles, notamment) pour les aider à prendre conscience de ce qu’ils voient mais que leur cerveau ne prend pas en compte.
Ce que les pigeons nous apprennent de l’écriture
Pourquoi je vous parle de cette étude ?
Parce qu’en écriture, il se passe la même chose.
Vous avez une connaissance subliminale de votre histoire. Vous avez suffisamment lu et entendu d’histoires pour reconnaître une histoire qui fonctionne, un texte qui emporte un lecteur.
Vous avez une intuition assez construite de l’histoire que vous voulez raconter, de ses personnages, de ses tenants et aboutissants, pour écrire un livre qui nous embarque.
Mais entre cette connaissance intuitive et votre conscience, un tri s’opère à votre insu, qui vous fait passer à côté d’une grande proportion des solutions d’écriture grâce auxquelles vous pouvez transformer un simple texte en texte satisfaisant.
Il y a, entre l’histoire que vous voulez raconter et le regard que vous portez sur vos textes, une myriade de couches de jugements, autocensures, comparaisons, doutes, qui ne servent pas l’écriture.
Passer d’un regard descendant sur le texte à regard remontant depuis le texte
Ma spécialité, depuis bientôt 20 ans que j’accompagne des auteurs et des autrices, c’est de déplacer le regard de vous vers le texte.
Quand le regard est fixé sur vous, la question subliminale à partir de laquelle vous travaillez, c’est « Qu’est-ce qu’on va penser de moi en lisant mon texte ? ».
La conséquence : vous regardez le texte de haut, à distance.
Le glissement de regard que je propose consiste à travailler à partir de la question : « Quelle décision d’écriture est le plus au service de ce texte ? »
Depuis cette posture, vous laissez le texte vous dire ce dont il a besoin, sans jugement ni distance.
En changeant la question, le regard s’ouvre. Vos intuitions cessent d’être bloquées à la porte de votre conscience, et vous pouvez écrire avec justesse et efficacité.
Ce dimanche 28 juin, de 15h à 19h, j’anime un atelier pour expérimenter ce glissement.
Nous partirons d’un texte que vous écrirez en début de séance ou avec lequel vous arriverez, et vous apprendrez à formuler ce qui ne va pas encore dans ce texte.
À partir de là, vous choisirez un axe de retravail, et un seul. Vous fixerez plusieurs éléments du texte et réécrirez à partir de l’axe que vous aurez choisi.
Quand votre texte ne vous satisfait pas, comment trouver le premier axe d’amélioration ? Comment gagner de la capacité d’action sans repartir d’une page blanche ?
Ce sera dimanche 28, de 15h à 19h. Vous repartirez avec une manière simple d’entrer dans vos textes. Inscriptions par retour de mail ou sur :
https://anaelverdier.thrivecart.com/entrer-dans-le-texte/
Anaël « tout est question de regard » Verdier
PS : même si vous ne participez pas à l’atelier, essayez de repérer les moments où vous vous placez en juge de votre texte, et ceux où vous laissez le texte vous souffler la direction à suivre.
Autres actus :
Retrouvez mes autres conseils d’écriture sur Youtube.
-
![[CDD] Écrire avec le cœur](https://anaelverdier.com/wp-content/uploads/k3GmYetoT69F9p3uZ1XimR.jpg)
[CDD] Écrire avec le cœur
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur *
Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m’offrir un café.
***
Le « CDD », c’est le Conseil du Dimanche (qui peut arriver en cours de semaine, voire plusieurs fois par semaine), où je partage mes astuces, outils et anecdotes d’écriture pour vous aider à développer votre pratique singulière et arriver au bout de vos projets littéraires.
Bonjour,
Écrire n’est pas une affaire de mental. Ce n’est ni la réflexion ni la logique qui font la puissance émotionnelle d’un texte. Ces aspects-là ont une importance si vous voulez créer un ensemble intelligible, mais ils ne sont pas déterminants.
Je n’ai jamais rencontré un auteur qui se soucie que son livre soit compréhensible. J’ai, en revanche, rencontré des centaines d’auteurs qui voulaient écrire des histoires qui touchent leurs lecteurs. Ils veulent émouvoir, laisser une trace dans l’imaginaire de leurs lecteurs. Que leur livre devienne un doudou, un livre de cœur.
Pour y parvenir, il faut écrire avec sincérité. La sincérité a peu à voir avec le contenu factuel de l’histoire, ou avec le fait que vous ayez ou non une expérience directe et personnelle de ce que vous racontez. La sincérité, c’est une affaire de présence.
Êtes-vous présent à vous-même, à vos personnages, aux événements qu’ils vivent, et racontez-vous sincèrement ce qu’ils ressentent, leurs réactions même les moins nobles, leurs fragilités, leurs difficultés à faire face, leurs dénis, leurs colères, leurs joies ?
Pour écrire de cette façon, cela commence par soi. Par vous.
Vous avez besoin de vous relier à un état d’être particulier. De vous mettre dans un état de disponibilité pour ce que vivent les personnages.
Le moment où la logique ou la censure ou le jugement intervient, vous avez perdu le fil.
Recommencez. Cherchez l’émotion. Où se situe-t-elle dans votre corps ?
Comment la reconnaissez–vous ?
Comment pouvez-vous la retrouver ?
Il ne s’agit pas de l’imiter, ou de la singer, au risque de tomber dans la caricature, mais de la convoquer en vous, pour écrire à partir d’elle.
C’est en écrivant depuis l’émotion, qui peut se trouver dans votre gorge, dans votre plexus, votre ventre, votre périnée, dans le bout de vos doigts, que vous trouver la justesse du texte.
La logique et le langage viennent en soutien. Ils sont l’écrin de l’émotion, ils la mettent en lumière et la font briller mais ne s’y substituent pas.
Vous aurez toujours plus de force avec un texte maladroit mais sincère qu’avec un texte parfait qui ne dévoile rien des failles de votre intention.
L’exercice est simple, ce qui ne le rend pas facile à réaliser :
Chaque jour, connectez-vous à une de vos émotions. Celle de votre choix.
Ressentez-la. Ressentez-la vraiment, dans votre corps. Elle doit changer quelque chose dans votre physiologie. Vous donner chaud, vous donner l’impression de vibrer de l’intérieur, vous glacer le sang, hacher votre respiration…
Ressentez l’émotion et accompagnez-la. Observez comment elle réagit, si elle se déplace, si elle diminue, si elle se change en autre chose.
Observez comment vous réagissez. Trouvez-vous cela inconfortable ? Avez-vous envie que ça s’arrête ? Ou au contraire, prenez-vous du plaisir ?
Si vous y arrivez, jouez à amplifier puis diminuer l’émotion que vous ressentez. Transformez-la en autre chose, puis revenez à l’émotion initiale.
Ces entraînements vous aideront pendant l’écriture.
Il ne s’agit pas de décrire les manifestations corporelles de l’émotion, surtout pas.
Il s’agit plutôt de reconnaître ce qu’il se passe dans un personnage quand vous le confrontez à une situation. Il s’agit d’entretenir votre outil (votre sensibilité) pour qu’il soit aiguisé, précis et réactif quand vous en aurez besoin, c’est-à-dire à chaque instant de l’écriture.
En suivant la logique interne des personnages, la structure s’impose, à condition de vous concentrer sur les axes de transformation de vos personnages et de les pousser vers le changement.
C’est là que le choix des situations a son importance. Choisissez celles qui forcent le personnage à s’engager dans la transformation (celle que vous avez choisie), à faire des choix (difficiles), et qui le mettent dos au mur.
Nous aurons l’occasion d’en reparler.
D’ici là, écrivez bien !
Anaël
PS : Ma dernière vidéo postée sur Youtube parle de comment garder confiance quand vos résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.
PPS : cet été j’organiserai un nouveau stage d’écriture de nouvelles. Si vous voulez en savoir plus, répondez directement à cet email.
Retrouvez mes conseils d’écriture sur Youtube.
-
![[Conseil d’écriture] N’attendez plus l’inspiration](https://anaelverdier.com/wp-content/uploads/sn9y7JYWszfUkagUDpDpSz.gif)
[Conseil d’écriture] N’attendez plus l’inspiration
Événement à la Maison Demons : visitez-la, et rencontrons-nous.
Longtemps l’on confond humeur et inspiration.
On attend d’être dans un certain état d’esprit et une certaine disponibilité pour se mettre à écrire.En réalité, l’écriture peut venir indépendamment de votre humeur ou de votre état du moment.Et tant que nous associons écriture avec un certain état relativement réducteur, nous nous empêchons d’accéder au stade de notre pratique où l’écriture est quotidienne, les projets terminés et les envois aux éditeurs faits.Écrire un texte demande de créer de l’espace pour ce qui écrit en nous, d’accepter les étapes du travail, et de laisser émerger la matière même si nous ne sommes pas complètement disponible, sur l’instant.Vous vous installez pour écrire, la matière sort, et vous vous mettez à son service.
C’est quoi, se mettre au service de la matière ?
- Écouter l’histoire qui est en train de se raconter
- Repérer les motifs qui ont un fort potentiel émotionnel
- Repérer ce qui peut se transformer (un personnage, une situation, un décor)
- Identifier une intention au moment où elle se manifeste (et la reconnaître pour le pilier qu’elle est pour le texte)
Développer un motif ou une situation pour en découvrir les contours - …
Pour ça, pas besoin d’être en forme. Vous pouvez produire la matière et la lire plus tard pour repérer ce qu’elle contient. C’est pour ça que l’on réécrit.
Le texte n’a pas du tout vocation à être abouti du premier coup. Ça n’arrive presque jamais. Il faut toujours tailler dans la matière, élaguer, densifier, recadrer… C’est inhérent au travail, puisque le matériau brut émerge de notre première passe.
Faites la paix avec ça, ça vous aidera à ne pas attendre un état intérieur idéalisé pour vous mettre devant la page. Vous pourrez écrire en remplaçant l’attente par la curiosité.
Il n’y a rien à attendre d’un texte, mais beaucoup à découvrir et recevoir.
Quand on bascule de l’anxiété de « bien écrire » pour entrer dans la joie de découvrir ce qui va sortir de nous, et la jubilation de le rendre plaisant pour des lecteurs inconnus, il y a quelque chose qui s’ouvre en soi. Notre pratique devient plus expansive.
Vous avez déjà connu ça ?
-
[1pàlf] Écrivez à partir de vous-même
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur *
Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m’offrir un café.
***
Un atelier pour réveiller votre écriture à la sortie de l’hiver, ce samedi, ça vous tente ?
Bonjour,
Ce matin, à Demons, je discutais avec Soulcié d’une question simple en apparence :
Quelle est la différence entre le sujet et le thème d’une histoire ?Derrière cette question, il y en a une autre, plus essentielle :
À partir de quoi écrit-on, vraiment ?Pour moi, la réponse est toujours la même : on écrit à partir de son expérience humaine.
Une histoire devient universelle quand elle touche à un vécu partagé par d’autres humains comme :
la quête de soi, la rencontre de l’altérité, la conscience de sa propre mortalité, le deuil, le rêve, le désir…
Une question simple pour penser le thème :
Qu’est-ce que traversent mes personnages que tous les êtres vivants traversent ?On affinera, bien sûr, en fonction de comment c’est vécu par les personnages, mais il faut ce point de départ.
Une façon simple de faire la différence :
- Le sujet, c’est ce que je raconte
- Le thème, c’est ce dont je parle
Le sujet se lit dans le contexte de l’histoire.
Le thème n’est pas immédiatement perceptible. Il se trouve dans le sous-texte. Surtout, on le retrouve dans des histoires radicalement différentes.
Par exemple, je peux parler de la recherche de vérité dans :
- un biopic sur Socrate
- une enquête journalistique
- une romance
- un roman d’aventure à la Indiana Jones
Le sujet est propre à l’histoire, le thème traverse tous ces contextes.
Écrire à partir de soi
Le meilleur chemin pour accéder au thème, c’est de partir de soi.
Il ne s’agit pas de raconter votre vie, mais de partir de ce qui, dans votre expérience, vous touche.
Partez de quelque chose de simple.
Par exemple, l’arrivée du printemps.
Puis observez ce qui s’agite en vous :
- quelles images
- quelles sensations
- quels souvenirs
- quelles idées associées
- quelles envies
Accueillez tout sans jugement.
Ne vous demandez pas ce que vous allez en faire. Ne reculez pas en vous disant que c’est convenu ou « culcul » ou que ça n’intéressera personne.
L’idée n’a pas besoin d’être séduisante. La matière se sculpte et se module.
Repérez, dans ce qui s’agite, le fil conducteur que vous avez envie de tirer.
Comment, en racontant le printemps, vos cordes sensibles entrent en vibration.
Ce fil vivant vous guide vers le thème de manière empirique.
Samedi, en atelier, nous verrons comment faire un texte à partir de cette matière
Pendant 4 heures, à partir d’une expérience simple, vous découvrirez la richesse de votre sensibilité et écrirez sans pression de résultat
Vous pourrez écrire un fragment poétique ou une micro fiction ou un morceau de journal, toutes les formes sont les bienvenues.
Vous allez surtout faire l’expérience concrète de comment un thème émerge sans forcer.
Vous repartirez avec :
- un texte
- une matière vivante
- un fil thématique clair
- et surtout, une expérience d’écriture ancrée que vous pourrez réutiliser en autonomie.
L’atelier est en visio (15h–19h).
Il y a 12 places pour garder un cadre attentif.Le printemps c’est la saison du renouveau. Si vous sentez que votre écriture se réveille sous l’écorce de l’hiver, si vous voulez voir quels textes peuvent bourgeonner, ce moment d’écriture partagée s’adresse à vous.
Vous pouvez vous inscrire ici : https://anaelverdier.thrivecart.com/ateliers-sensible/
Sinon, aucun souci, relisez cette lettre tranquillement et prenez un moment aujourd’hui pour observer ce que l’approche du printemps remue en vous.
À bientôt,
Anaël Verdier
PS : Si vous sentez que ce type d’exploration demande plus de temps, je propose aussi un stage d’écriture de nouvelles le week-end du 28 mars.
Deux jours pour entrer dans une histoire et lui laisser l’espace de se déployer.
(Je vous en reparlerai bientôt)
***
Si ce mail vous a été utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m’offrir un café.
-
[1pàlf] Un atelier et un stage pour écrire à partir de ce qui vous touche
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur *
Si ce mail vous est utile, transférez-le aux auteurs de votre entourage ou offrez-moi un café.
Bonjour,
le printemps arrive et avec lui nos cordes sensibles se dénouent. L’hiver nous pousse souvent au repli et à une forme de minimalisme émotionnel.
Avec les beaux jours, les nuances reviennent dans notre regard en même temps que les parterres fleurissent et que les terrasses se remplissent.
C’est aussi parti pour une nouvelle fournée d’ateliers et de stages d’écriture chauds et moelleux comme des petits pains.
Atelier | écrire à partir de l’expérience sensible
C’est la saison idéale à célébrer avec un atelier sur l’écriture à partir de l’expérience sensible.
Je l’ai créé à l’occasion de ma résidence d’écriture à la Corderie Royale de Rochefort l’an dernier, où il a fait salle comble.
Nous avons souvent l’impression qu’une histoire doit être exceptionnelle pour être intéressante, mais c’est rarement vrai.
Certaines des histoires qui nous marquent le plus racontent des événements très simples, voire quotidiens. Ce qui les rend singulières, c’est le regard de celui ou celle qui les écrit.
Peut-être vous est-il déjà arrivé de vivre très fort quelque chose de très simple (une conversation, un paysage, une sensation intime) et de sentir qu’il y avait là matière à écriture, sans savoir quoi en faire.
L’atelier part précisément de ces moments.
Encore faut-il apprendre à :
- capter ce qui vous touche
- reconnaître le regard de votre sensibilité
- l’écouter
- le traduire en mots.
C’est exactement ce que nous ferons pendant cet atelier.
Pendant 4 heures, nous explorerons :
- comment écrire à partir de sensations et d’émotions
- comment traduire une expérience ordinaire en matière narrative
- comment trouver votre point de vue singulier et l’exprimer dans l’écriture
- comment retravailler le texte pour qu’il soit abouti
Modalités
📅 : Samedi 21 mars 2026
⏰ : 15h – 19h
💻 : en visio
👥 : 12 participants maximum, débutants ou confirmés
📚 : ouvert à tous les genres (poésie, prose, journal, fiction, non-fiction…)
💶 : 27 €Si vous avez envie de tenter l’expérience, vous pouvez vous inscrire ici : https://anaelverdier.thrivecart.com/ateliers-sensible/
C’est le format le plus accessible que je propose, et une bonne opportunité de découvrir mes accompagnements.
Ce sera un joyeux moment de partage en hommage au printemps et à l’écriture.
Stage | Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin
Je propose également un stage d’écriture de nouvelles le week-end suivant.
Cette fois, pendant deux jours, nous travaillerons la construction complète d’une histoire :
- quels personnages développer
- comment rendre les décors vivants
- quelles péripéties sont nécessaires
- comment commencer et finir l’histoire
C’est un concentré de dramaturgie et de narration qui vous aidera à comprendre ce qui rend une histoire captivante.
📅 : samedi 28 et dimanche 29 mars 2026
⏰ : 14h – 18h
💻 : en visio
👥 : 6 auteurs maximum
📚 : pour les auteurs de fiction en prose (autofiction acceptée)(romans en cours acceptés)
💶 : 160 €Chaque participant reçoit également un appel d’accompagnement individuel avant ou après le stage pour travailler son projet.
Si vous vous inscrivez au stage et souhaitez participer à l’atelier du 21 mars, je vous l’offre. Il vous suffit de m’envoyer un mail au moment de votre inscription.
Inscription ici : https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles-2026/
Un exemple d’exercice
Pour vous donner un aperçu du travail que nous ferons ensemble, voici un exemple d’exercice proposé dans l’atelier Écrire à partir de l’expérience sensible.
Je vous demanderai de noter tous les mots qui vous viennent pour parler d’une chose (une situation, une œuvre, un événement) qui vous aura touchée cette semaine.
Dans ces mots apparaîtront les indices de votre sensibilité,
la manière dont cette chose vous a touché·e vous, spécifiquement.
À partir de là commence à se dessiner la conscience de votre regard.
Face à une image des fonds océaniques, certains écrivent : « angoisse », d’autres « rêve », « infini », « cauchemar », « lumière diffuse », « filaments » [d’algues]…
Quels mots vous viennent déjà ?
Au plaisir d’écrire avec vous,
Anaël VerdierPS : dans les coulisses, je vous prépare de nouveaux articles de réflexion et de technique pour accompagner votre écriture, ainsi qu’un guide-compagnon consacré à la construction d’une pratique durable.
***
Si ce mail vous a été utile, transférez-le aux auteurs de votre entourage ou offrez-moi un café.