Je suis comme je suis

« Malheur à qui me frôle, je suis comme je suis. Plaisir à qui me prend. Malheur à qui me prend » (Lavilliers) Pas de justification pour mes départs. Des fourmis dans les jambes et le ventre qui gronde. Je disparais sans prévenir, sans annoncer si oui ou non je reviendrai. C’est que j’en sais rien et … Lire la suite

Fêlures

En frottant ma fêlure contre la tienne j’ai découvert un portail vers une caverne intérieure dont je n’ai pas terminé l’exploration.

j’ai souffert

Pourquoi est-ce si difficile pour moi de dire : « j’ai souffert » ? Je cherche toujours comment j’ai été le bourreau, comment je n’ai pas été à la hauteur, pas assez ceci, trop cela, comme un moyen d’échapper à cette simple réalité : « j’ai souffert ». Comme si ma peine n’avait pas de valeur, comme s’il valait mieux préserver à … Lire la suite

Vide

Longues journées libres. 24 heures pour faire ce que je veux. Alors je fais le vide. Je jette au sol tous mes documents. Ceux qui moisissent depuis vingt ans et ceux qui jaunissent lentement au fond d’un tiroir et ceux que j’ai imprimés la semaine dernière et tous les autres. Je les jette au sol … Lire la suite

Jetlaggé

Je n’ai pas atterri de mon retour de Rochefort. La vie familiale a repris toute la place. Puis le clown. Puis les ateliers. Ça a été stimulation sur stimulation. À peine si j’ai eu l’espace pour me dire « je suis rentré ». J’ai été happé par le vortex de la vie quand elle n’est pas consacrée … Lire la suite

Prendre sa place

Prendre sa place, ce n’est pas prendre n’importe quelle place. C’est dire « je suis là, j’existe ». Ce n’est pas opprimer ou écraser. C’est être. C’est fixer les limites de soi. C’est poser son cadre et le respecter pour le faire respecter. C’est cesser de se rapetisser dans l’espoir de ne pas faire peur, de ne … Lire la suite