Aujourd’hui, je n’ai rien. Entre les maths et les réflexions autour de la notion de voyage dans l’imaginaire, la recherche d’une œuvre dans laquelle m’engouffrer pour me sentir dépaysé, un mail pour discuter de mon prochain stage d’écriture, quelques échanges sympas, une séance de coaching, quelques courses pour un goûter, l’arrosage des plantes et un brin de ménage, je n’ai rien. Quand je dis « rien », c’est pas de création, pas de temps où je me suis senti immergé dans le faire ou dans l’invention. Probablement à cause de l’extrême fatigue qui s’empare de moi après chaque session intensive. Il m’a fallu vingt-huit doses de café pour commencer à dissiper la chape sirupeuse qui s’attardait dans ma tête. Je ne peux pas dire que ça ait été ma meilleure journée. Pas très lucide quant à mon besoin de repos, je n’ai pas écouté les besoins de mon corps, pas plus que ceux de ma tête. Encore une semaine à tenir. Courage !