Fertile solitude

Silence et isolement volontaire permettent à la résonance de faire vibrer la corde sensible.

Leurs critères ne me parlent pas. Je dois les sortir de ma tête pour avancer sur mon propre chemin.

Quittés, les espaces malsains. Je n’y retourne pas et décide de tracer ma route hors des sentiers battus.

Là, dans les chemins d’indépendance et d’autonomie, je m’autoproduis.

Solitude fertile m’ouvre la porte de mes profondeurs. Je plonge. Je nage dans la mare aux dragons comme d’autres dansent avec les dauphins.

Des motifs font scintiller leurs reflets sur les ridules de l’eau. Mes bizarreries s’affirment. À la surface, je recherche des créatures clownesques, des monstres trop articulés qui rampent sous les gradins, leur voix rauque grogne. Quand je sors de transe, j’ai mal au dos de m’être tant tordu. Mais le monstre se révèle un ange qui me libère de mes trop-pleins.

L’argent reviens. La scène est là. Les mots seuls se font encore attendre.