2026 02 09

Semaine silencieuse. Nouvel atelier demain. Un cycle d’accompagnement s’achève, un autre le remplace. Je m’abrite de la pluie sous des auvents de fortune. L’eau tambourine et lave mes errements passés. Le dessin m’appelle, la gêne de ne pas dessiner assez bien me freine. Je me répète, pourtant, qu’il faut commencer pour devenir un jour, peut-être, pas trop mauvais. Le ciel alterne entre grand bleu et grand gris, c’est de saison. Bientôt il fera un soleil à s’arracher la peau et à se cramer la rétine. Ne souhaitons pas trop vite que les saisons se remplacent. La pluie redouble. Une musique calme s’élève du sol. Elle fait planer l’atmosphère. La solitude m’apaise et me ramène à plus de simplicité. Être. Poser quelques mots sur la page. M’effacer dans la brume, libre de toute pression à faire, de toute exigence de production superflue. Créer sans autre finalité que l’acte lui-même. Créer pour en être transformé, sans attente d’un résultat. La démarche me réjouit. Ne manque qu’un feu de bois auquel réchauffer mes os détrempés.