2026 02 05

Pas moyen de trouver le chemin. Les mots se dispersent en millions de pensées fatiguées, dissipées. En tâches inaccomplies, en heures égarées. Alors l’acédie s’invite dans la danse. J’ai écrit un roman là-dessus, sur les chemins tortueux d’une cognition mal agencée qui éparpille la trame de l’action. Procrastination, évitements, errances stériles, recherche de stimulations bon marché dans l’espoir qu’elles suffiront à relancer la machine. À concentrer l’esprit. Tellement vain. Apaiser le système nerveux. Redescendre dans le bassin. Trier radicalement le bordel qui caracole dans ma tête. Toi tu attends, toi tu dégages, toi tu retournes dans ton coin, toi, ça peut être ton tour, toi non, du coup. Choix sans concession. Le temps manque. L’heure tourne trop vite quand on se débat avec son indécision. Gainsbourg chante ses textes incroyables tandis que je bafouille trois pauvres lignes inassouvies. Il y a des soirs comme ça.