Quoi de mieux que d’écouter Jean Leloup pour commencer cette journée ?
Ma 44e rotation autour du soleil s’achève en même temps que la bougie consumée coule au fond de la bouteille recyclée en bougeoir d’appoint. Comment cesser de donner de l’attention aux enfants braillards et bagarreurs qui se croient maîtres du monde ? Qui ne sont pas moins mortels que les autres humains. Pas moins fragiles.
Façonner de la douceur et de l’espoir.
Je me rêve une vie de saltimbanque cabriolant sur les rues pavés des villes du monde, semant paillettes et rêves dans les yeux des spectateurs de hasard. Lecture symbolique autant que littérale de la bohème gentiment désuète dans le monde marchand.
S’ouvre un cycle de recherche de l’avant-langage. Suivre l’élan du corps et le laisser dicter la forme qui sera, plus tard, reprise par le langage. Écouter les indices légers déposés par la psyché. Sur quoi se porte mon attention ?
Je veux trouver les mots qui disent la simplicité. Recherche artistique sans énonciation trop littérale.
Recherche artistique.
Ce que je veux.
Ce que je suis.
Ce que j’observe.
Et me laisser porter sans attente d’atteindre la moindre destination. Focus sur la pratique comme étant sa propre finalité.