Ouvrir les portes de la folie. Mille personnages en un. Les chemins qui mènent à l’existence du clown, des arabesques qui se mélangent en rosaces psychédéliques. Travailler ses archétypes, la théorie des parties de soi, voir comment ça se traduit dans une forme de corps, un costume, une voix, une obsession, une folie qui n’a pas sa place dans le monde quotidien.
Appliquer ça dans l’écriture aussi, laisser être ce qui est là, ce qui veut sortir de soi, nettoyer toutes les couches de censure qui voilent la matière magmatique, sirupeuse, parfois naïve, parfois violente, laisser sortir tout, sans autre filtre que le désir d’exploration et la curiosité qui nous font dire « quoi d’autre ? qu’est-ce que je porte d’autre, en moi ? ».
Avec cette nuance qu’on ne s’identifie pas à cette matière. « Je » n’est pas ce qui crée. « Je » est une entité séparée, un concept social qui nous permet d’interagir dans le monde sans se briser ni le briser. L’art est l’espace où peut exister ce qui ne trouve pas sa place dans le monde structuré.