2026 02 24

Fin des vacances. Retour au bureau. Dur de rester sur une chaise après 5 jours consacrés au travail du corps. Trop tôt pour ressentir les symptômes du manque. Ça ne tardera pas, alors garder une routine physique. 3-4 heures de recherche corporelle quotidienne, ce serait idéal. Basculer vers un nouveau statut, initier une nouvelle réalité dans laquelle ma subsistance vient du spectacle vivant, de la forme toujours mouvante, toujours en évolution qui fait l’exultation et l’exaltation thématique. Les fils se tissent, je les sens et les entrevois, entre la pratique du corps et celle des mots. Encore fins, ils ne se laissent pas verbaliser, restent dans le domaine de l’expérience sensible et sensorielle. Le reste m’intéresse peu. C’est du corps que naissent les états, me parler d’états sans m’envoyer dans le corps est un non-sens. Comprendre qu’il existe autant de portes d’entrée que de sensibilités. Traduire cette réalisation dans mes propres accompagnements, dans ma pratique. Comprendre aussi que la technique s’efface toujours devant la vérité. Que l’intériorité et sa justesse prévalent sur le respect des règles et des principes arbitraires. Où cela m’emmène-t-il ? Ne pas connaître la réponse donne tout son intérêt au chemin.

Ah, et j’ai réalisé que La Révolution des Zèbres était probablement mon roman le plus clown. Ce qui ouvre sur une recherche passionnante : à quoi cela ressemblerait d’apporter consciemment l’esprit du clown et l’esprit du butō dans le processus d’écriture ?