2026 02 16

La semaine qui s’amorce est une semaine de spectacle vivant. Des formes émergent de thèmes. La difficulté pour moi, c’est de choisir. Trop d’options s’offrent à moi et toutes sont savoureuses. Je peux prendre n’importe laquelle et la laisser me guider, mais je veux toutes les explorer. MP. dirait que je dois m’engager dans une piste et l’épuiser. Elle ne dirait pas, mais j’ajouterais « avant de passer à la suivante ». Sur le plateau, des formes viennent d’elles-même. J’aime qu’elles me guident et que l’on garde celles qui semblent les meilleures sur l’instant. Que l’on fixe et que l’on bâtisse. Alors je prends un thème, je gratte un texte et je laisse les personnages s’en emparer. L. nous enjoint à rêver grand. Je me surprends à penser : « je suis un bricoleur minimaliste, moi », mais je peux avoir envie d’effets de lumière et de costumes grandiloquents. Je réfléchis à voix haute, tout est encore possible mais je veux fixer quelque chose, je n’ai juste pas encore décidé quoi. Je vais y venir. J’ai confiance dans le processus. C’est l’excitrac des premières fois. Jusque là, sur scène, je me suis laissé guider, par une contrainte d’impro, par un metteur en scène. Plus maintenant. Ni aujourd’hui, ni jeudi. Alors c’est parti, on crée. Je ferme les écoutilles du sous-marin, préparez-vous au silence radio, je vais travailler en plateau.