2026 01 31

Dans la confusion neuronale de l’épuisement, le système immunitaire débande. Sous le soleil indifférent de fin janvier — un mois s’est écoulé, déjà, de cette année d’apocalypse. Partout fleurissent les appels aux recrutements militaires. Les médias font pleuvoir leurs nécrologies pour la démocratie. L’ancien ordre mondial vacille et je tente, maladroitement, de semer un peu d’espoir, un peu de courage. Créer me paraît indispensable. Lutter en contrebalançant la pulsion de mort ambiante par un excès de pulsion de vie. Rire. Jouir. Danser. Célébrer les parcelles de nos existences comme autant de fragments de braise encore rougeoyante. L’art plutôt que la culture. La création sauvage, libre, punk, indisciplinée, plutôt que les objets commerciaux bien propres que le système accepte dans son giron. L’heure n’est plus à la politesse. Il est temps de hurler dans les rues.