Sémaphores

Je suis en vie. Disparu des radars. Un télégramme en morse de temps en temps pour signifier mon existence depuis l’intérieur de mon ermitage. Messages intermittents. Temps de réponse imprévisibles. Dépendent des courants et des revirements de l’air. Voilà, cette semaine, c’est tout : je suis là, dans mon sous-marin. Tout va bien.

Prendre le rythme

long boulevard de solitude pas d’interruption pas de conversation, de découverte, d’interaction avec le monde extérieur nécessaire pour connexion avec le monde intérieur j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin : les impressions et les images et les histoires le rythme de l’isolement — arrêter de sortir — faire des vivres — vivre en huis … Lire la suite

Seuil

Au début, il y a une texture, une densité ou sa promesse. L’impression de ne rien toucher de tangible. Une sensation fugace. Des mots évanescents. La sensation de devoir avancer à pas feutrés, comme pour ne pas effaroucher le texte qui se tient là, à l’orée d’une clairière ou dans la pénombre d’un sous-bois de … Lire la suite

Who can handle me?

« Your face sits in my periphery like a treeline street. Nothing is ours to keep. Saya you don’t have to conform. Place your knees on the ceiling and the ceiling will turn into the floor ». « My ADHD means I cannot focus on more than one thing at a time ». People tend to expect continuity in … Lire la suite