Trop-plein. De tâches et d’émotions. Deuil. Changement. Constante adaptation aux virages. La routine, une fragile structure.
Je voudrais retrouver le plaisir d’écrire pour le fun. M’abandonner huit heures par jour à une histoire, sans penser à rien d’autre, ça fait combien de temps que j’ai pas fait ça ? Finir une nouvelle, pour rien d’autre que pour cabrioler dans mon imagination. Assouplir un peu tout ça. Laisser sortir quelques morceaux de la pression qui pousse dans toutes les directions en moi. Les personnages, leurs histoires, les décors, les aventures, les ruptures et les coups de foudre, la limérence, le panache, les embrouilles, le fait de se perdre, la légèreté des conséquences, le plaisir de la galère. Et puis juste le plaisir de l’écriture imaginative.
Mais il faut manger, payer les factures, écrire est un luxe, les gens autour ont besoin d’attention, des amis meurent et laissent un vide, des amours passent et laissent un vide, le temps file et ne laisse aucun vide.