Des saumons sous coke poussent plus loin leurs explorations. Est-ce à dire qu’il faut m’y mettre ? Est-ce un signe d’audace ou d’absence de discernement ?
Je suis très mauvais à reconnaître les morceaux de musique entièrement générés par IA. La réalité est définitivement altérée, on vit désormais dans un roman de SF. Le gamin de 12 ans en moi trépigne de fébrilité extatique. L’adulte flippe sa race.
Le vieux monde brûle et prend l’eau de toute part. Impossible de se préparer à ce qui va le remplacer. Faut-il le combattre ou l’embrasser ? Ce matin, deux phrases me poussent vers une troisième voie : quel nouveau système aurais-je envie d’inventer et de construire ; pour moi d’abord, et si d’autres veulent s’y greffer, tant mieux.
Petite satisfaction personnelle, les graines que j’ai récoltées l’an dernier sur mon basilic et mes tomates cerise sont viables. Elles ont germé et d’ici la fin de la semaine, je les mettrai en terre. Reste à voir si elles donneront des fruits. Ce ne sont pas des F1, je croise les doigts. Le début d’une nouvelle génération de plantes robustes ? Un petit pas vers l’autosuffisance végétale.
Je me suis pris de passion pour les cyberdecks, et ce sera l’un de mes futurs projets (oui, oui, quand j’aurai filé un bon coup à ma liste actuelle).
Je dois me rendre à l’évidence : mon avenir utopique ressemble à un bricolage DIY très punk. Loin des institutions et des grands groupes, dans un petit coin de verdure et de cuivre pour bloquer les ondes, à bidouiller des machines et de l’art. Loin loin très loin du système, vivant sur ses déchets et son trop-plein, à fabriquer mon art et à brouiller un peu plus les frontières entre le réel et l’imaginaire.
M’intéressent des objets avec peu de valeur pratique, loins à fabriquer et qui apportent leur lot de friction, hyperspécialisés, lents, qui font râler, mais à forte valeur esthétique et ludique. Et force est de constater que ces objets gagnent en valeur quand je les fabrique moi-même. Le plaisir de me heurter aux difficultés, trouver les solutions au casse-tête conceptuel, raffiner mon intention pour être sûr que le temps et l’attention déployés m’amèneront dans le cœur de cible.
Petit à petit, l’avenir se dessine et ses contours se précisent.