je passe mon temps à chercher quelqu’un qui prendra les décisions à ma place (et quand on prend les décisions à ma place, j’enrage) qui m’allègera du poids de la prise de décisions qui m’enlèvera la responsabilité « c’est pas moi c’est [l’injonction/le système/mon éditeur] » trop facile. Si je m’écoute, je sais quelles décisions prendre. c’est une question de courage, après. le courage d’échouer ou de réussir. le courage de dire « c’est comme ça que je suis/c’est ce que je fais » et d’endosser les conséquences et de prendre, progressivement, de meilleures décisions, comme la décision de décider par exemple. et sortir du fantasme de la décision parfaitement éclairée, parfaitement guidée par une force de clarté totale. l’ironie c’est que je me suis mis dans une vie où toutes les décisions m’incombent : artistiques, entrepreneuriales, financières, relationnelles, je ne me suis rien épargné. ceci explique la fatigue décisionnelle qui m’écrase souvent. et ceci raconte mon goût profond de la responsabilité radicale. de la liberté qu’elle ouvre dans une vie.