Catégorie : Ateliers d’écriture

Depuis 2007 j’accompagne les auteurs dans leurs projets d’écriture. Sur cette page, vous trouverez les différentes formations ou formules d’accompagnement que je propose ainsi que plusieurs articles présentant les principes qui sous-tendent ma pédagogie.

  • [CDD] L’écriture qui dure

    [CDD] L’écriture qui dure

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    Bonjour et bonne année,

    C’est fou comme quelques jours de pause et de déconnexion peuvent faire du bien !

    En ce début d’année, je termine un cycle d’ateliers narratifs et je démarre un nouveau cycle d’accompagnement de projets (complet).

    J’ai fini d’enregistrer le centième épisode de mon podcast consacré à l’écriture le 31 Décembre, comme je le voulais. J’ai programmé la diffusion à raison d’un épisode par jour, du lundi au vendredi jusqu’à épuisement des réserves. Après, je passerai sans doute à un rythme hebdomadaire.

    Le Mastermind continue d’accueillir des auteurs en recherche de régularité et d’excellence.

    D’ailleurs, comme nous avons accueilli plusieurs nouvelles venues dans le Mastermind, j’ai pris le temps de formaliser quelques habitudes et principes de base au sein du Mastermind.

    Ils s’appliquent à tous les auteurs en recherche d’une pratique épanouissante et durable.

    1. Le bon rythme, c’est votre rythme.

    On entend beaucoup d’injonctions à écrire tous les jours sur les réseaux.

    Moi-même je me suis exprimé en ce sens, mais c’est absurde.

    Le bon rythme d’écriture, c’est le vôtre, et pour la plupart d’entre nous il varie en fonction de l’état de maturité du projet et de notre disponibilité.

    2. La régularité de la pratique facilite la réalisation des projets

    Ceci étant dit, le principe derrière ces injonctions, est valable. Écrire tous les jours, pas forcément, mais écrire de manière régulière (ce qui ne veut pas dire fréquente), c’est indispensable.

    Tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, la régularité indique à votre créativité que vous êtes avec elle dans une relation à long terme et elle vous en remerciera :

    • Idées plus fréquentes
    • Continuité mieux respectée sur votre projet
    • Approfondissement de vos personnages et de votre intrigue
    • Moins de moments où vous tournez en rond ou piétinez sur place

    La régularité vous permet de garder vivante la connexion à votre projet et de construire vos histoires même quand vous n’êtes pas activement en train d’écrire.

    3. Avoir plus d’une priorité, c’est n’en avoir aucune

    Selon le principe de Pareto, 80% des résultats viennent de 20% de nos efforts.

    Moins vous avez de temps à consacrer à l’écriture, moins vous en avez à perdre.

    Vous devez donc définir UNE priorité à la fois et vous y tenir.

    Établir des priorités de manière radicale signifie que vous ne travaillerez sur rien d’autre tant que vous n’aurez pas fini le travail sur la priorité que vous avez établie.

    Qu’est-ce qui est le plus important pour vous aujourd’hui ? Écrire plus régulièrement ? Finir votre roman ? Développer votre style ?

    Quel est le projet qui est le mieux au service de cette priorité ?

    4. Une pratique consciente et intégrée a plus de chances d’être durable

    Durable : inscrite dans le temps, une écriture qui vous accompagne pendant des décennies sans vous épuiser (Non au burnout créatif !)

    Intégrée : qui prend en compte l’intégralité de votre réalité. Oui, c’est vrai, ce n’est pas magique et vous ne trouverez pas le temps d’écrire si vous ne prenez pas le temps d’écrire. Et d’un autre côté vous ne trouverez pas de régularité dans votre pratique si vous passez tout le temps en force.

    Ce n’est pas l’écriture contre la vie, c’est l’écriture dans la vie.

    Vous devez faire une place à l’écriture délibérément mais cette place doit prendre en compte le reste de vos contraintes (y compris, oui, votre temps de sommeil et de repos ! Je vous vois, les supermen et superwomen qui prenez 40 engagements par jour et négligez votre santé !)

    Consciente : qui suit une routine favorisant l’émergence d’épiphanies et le maintien d’un cap favorable à la réalisation des projets.

    La routine en question est relativement simple :

    1. choisissez une fréquence (hebdo, bimensuelle, mensuelle)
    2. au début du cycle choisi, définissez des objectifs de pratique (combien de temps vous écrirez et sur quoi)
    3. faites le nécessaire pour atteindre vos objectifs
    4. à la fin du cycle, établissez un bilan pour voir ce qui a marché, moins marché, les points qui nécessitent des ajustements, ce que vous avez appris, etc. etc.

    Notez que ce n’est pas la peine de vous donner des objectifs de résultat (type « avoir écrit 3 scènes ») tant que vous n’avez pas développé une bonne faculté à évaluer vos résultat à l’avance.

    5. Pour nous, l’inspiration est un effet secondaire du travail

    L’inspiration ne nous intéresse pas.

    Nous écrivons en écoutant les besoins du projet, que nous soyons « dedans » ou pas.

    C’est vrai, c’est plus agréable de se sentir « inspiré » et porté par le flow de l’écriture, mais ce n’est pas un problème que l’écriture ne soit pas agréable…

    6. Le plaisir et le désir sont nos boussoles

    …Ce n’est pas un problème tant que le projet reste soutenu par notre plaisir de créer et le désir brûlant que nous ressentons pour l’histoire.

    Nous prenons le déplaisir chronique pour un indice de notre créativité qui nous indique que quelque chose cloche. Dans ce cas, notre curiosité nous aide à identifier ce qui ne va pas et nous propose des solutions à tester.

    En même temps, nous cherchons à retrouver le désir. Où se cache-t-il ? Où est la flamme qui alimente notre projet ? Qu’est-ce qui nous plaisait tant dans cette histoire ? dans ces personnages ? On s’y rebranche pour retrouver l’envie et le plaisir.

    Pas nécessairement le plaisir quotidien — le travail reste un travail, c’est-à-dire que ça ressemble parfois plus à un devoir qu’à un divertissement — mais la joie profonde de sentir qu’on se consacre à quelque chose d’important (pour nous) et qui a du sens.

    7. Nous sommes confortables avec l’inconfort

    Écrire c’est oser plonger dans des zones de soi et du monde que la plupart des gens préfèrent éviter.

    Si vous trouvez que parler de votre pratique est inconfortable, attendez de publier vos histoires et de les faire lire à des gens à qui elles ne s’adressent pas, qui n’y comprennent rien, dont elles heurtent la sensibilité ou qui, simplement, les détestent.

    Faire ami-ami avec les situations inconfortables est l’une des meilleures choses que nous puissions faire si nous voulons que nos histoires existent dans le monde.

    Corollaire : une bienveillance extrême dans le mastermind, entre nous, vis-à-vis de nos projets et de nos univers, mais aussi vis-à-vis de nous-mêmes, c’est-à-dire de nous à nous. Un livre s’écrit grâce à une successions d’erreurs (pensez à toutes les versions inabouties par lesquelles passent vos projets).

    Conclusion : Aucune erreur ne nous effraie. Aucun faux pas ne condamne nos projets. Aucune impasse ne nous arrête.

    Anaël Verdier

    PS : Vivlio poursuit la réédition de mes livres sortis chez feu Rocambole. En janvier, c’est Swipe Moi qui arrive sur la plateforme lyonnaise. Profitez d’une romance moderne et dynamique sur fond d’application de rencontre, avec une bonne dose de voyage, pour 1,99€ (c’est cadeau !)

    Si vous voulez travailler avec moi :

    Perpétuellement ouvert aux auteurs désireux de renforcer leurs fondations, de faire le lent travail souterrain nécessaire pour développer une pratique durable et épanouie, le Mastermind vous attend.

    ***

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    Quelques liens aujourd’hui.

    Pour les anglophones qui s’intéressent aux coulisses de l’écriture, le fils d’Ira Levin (l’auteur de Rosemary’s Baby) a compilé certaines notes de son père pendant l’écriture dans deux albums très intéressants et instructifs. C’est gratuit, passionnant et accessible ici :https://www.iralevin.org/behind-the-book.html

    Si vous trouvez le temps de les lire avec attention, ces notes vous apprendront énormément de choses sur le processus créatif, sur les questions à se poser, sur le temps de maturation qu’il faut à une idée, sur la manière dont une idée devient un projet.

    *

    Je poursuis mon objectif d’atteindre 100 épisodes de podcast en 2023. Je les enregistre et les monte deux par deux, mais je les publie un par un. Je n’ai pas encore décidé si je finirais décembre en publiant un grand volume d’épisodes ou si je laisse la publication déborder sur 2024.

    Ce qui m’importe, c’est d’avoir coché cet objectif de production en 2023, pas nécessairement d’en faire un objectif de publication. Vous pouvez écouter les plus récents ici :

    https://anchor.fm/unepagealafois/ ou sur votre plateforme de podcast préférée.

    Vous y trouverez des réflexions et outils sur la gestion de projet, sur les différentes couches de l’histoire, sur la gestion de votre carrière d’auteur, sur la négociation qui se fait au quotidien entre la vie des projets et le reste de la vie.

    *

    2,5%.

    C’est le nombre d’auteurs qui « tirent leur principal revenu de leur activité d’écriture » d’après une étude disponible sur le site de l’ALCA.

    Petit bémol, l’étude ne s’occupe pas des auteurs indépendants.

    Depuis que je l’ai lu, je me demande à quoi c’est dû. Est-ce lié au statut de l’auteur ? Est-ce que le marché n’existe pas ? Est-ce un indicateur de l’allergie des auteurs à tout ce qui a trait au business et au marketing ?

    Plus je me documente sur cette problématique, plus je me dis qu’on cherche les solutions aux mauvais endroits. Ça ne veut pas dire que j’aie de meilleures idées, ou de meilleures solutions, mais je ne crois pas qu’on changera de trajectoire sans commencer d’abord par faire notre autocritique.

    Sommes-nous prêts à nous adapter au marché ou tenons-nous absolument à forcer le passage sans faire de concession ?

    « Percer » ne peut pas être qu’une question de chance. On ne devrait pas jouer sa carrière à la loterie. Est-ce que les auteurs qui marchent sont ceux qui traitent le plus leur écriture comme un métier à part entière et les autres, ceux qui ne marchent pas, sont ceux qui cherchent d’abord le plaisir, et uniquement le plaisir parce que l’écriture leur sert d’échappatoire dans une vie déjà très remplie ?

    Et que signifie percer ?

    Ah !

    Je sais que ces questions rebutent beaucoup d’entre nous. Elles me semblent nécessaires parce qu’elles orientent nos décisions créatives.

    Depuis le début de mon activité, je balance entre des projets de commande (pure adaptation au marché) et des projets qui n’intéressent que moi (création pure sans input extérieur). Je me dis qu’il existe un entre deux où mon activité peut s’épanouir sans le tout ou rien épuisant qui l’a caractérisée jusque là.

    Je le cherche encore. Nous le cherchons encore, collectivement.

    Ce qui est sûr, c’est que c’est du travail et que nous avons un avantage de taille dans ce travail puisqu’il réclame une créativité à toute épreuve. Les défis que nous rencontrons (quelles histoires raconter, pour quels lecteurs, et comment faire se rencontrer les unes et les autres) n’offrent pas de solution toute faite.

    Tout est à inventer.

    J’aurais tendance à écrire « aujourd’hui plus que jamais » mais j’ai l’impression que l’écriture (de livres) et l’édition, depuis deux cents ans qu’elles sont devenues des actrices majeures de la société humaine, ont toujours eu à s’inventer et se réinventer.

    Quelle perspective excitante !

    Quels obstacles rencontrons-nous ?

    • Le manque de ressources : temps, attention, argent, mais nous ne manquons pas d’idées, ni de créativité, ni d’inventivité, et certainement pas de volonté ni de détermination.
    • La dispersion : choisir entre toutes nous idées et toutes les opportunités peut se révéler difficile, rester concentré assez longtemps sur un projet, sur une stratégie créative ou marketing, réclame d’adopter une vision tunnel.
    • L’impatience : développer les compétences, la connaissance du milieu, expérimenter, tâtonner, tout cela demande du temps.
    • L’incertitude : comme dans toutes les disciplines entrepreneuriales, il faut une bonne tolérance aux décisions prises à l’aveugle, à l’inconnu, aux acrobaties sans filet.
    • L’excès de prudence : un métier créatif exige de prendre des risques émotionnels, de risquer de faire fausse route. Oui, ça peut ne pas marcher. Oui, on peut mettre son temps dans un projet et réaliser qu’il ne va nulle part. Aucun degré de préparation n’éliminera ce risque. On s’expose. On se montre. On s’étale parfois comme une crêpe, en public.
    • L’excès de risque : à l’inverse, ne rien calculer, ne rien anticiper, ne pas faire ses « devoirs », se lancer dans le vide sans plan pour l’atterrissage, est une quasi garantie d’échec monumental.
    • L’irrégularité, la timidité, le manque d’assurance, la paresse, etc. etc. etc.

    Face à ces obstacles, nous avons de nombreuses ressources. À celles que j’ai déjà mentionnées s’ajoutent notre regard singulier sur le monde, notre voix, quand nous prenons le temps de l’acérer, notre exigence (qui n’est pas le perfectionnisme), notre communauté (les autres auteurs, qui nous aident à normaliser nos bizarreries, qui nous aident à comprendre que ce que les non-auteurs ne comprennent pas, est nécessaire à notre activité, que ce sont des outils et des contraintes propres à notre activité), notre méthodologie, notre compétence.

    C’est pour donner de la place à ces ressources que j’ai lancé le Mastermind, il y a déjà 3 ans, un espace pour les auteurs qui veulent « se professionnaliser », dans tous les sens que l’on souhaite donner à cette expression.

    C’est un travail lent, un travail des profondeurs, mais la régularité des rendez-vous et la densité de ce travail (on s’attaque au fond, pas à la surface) porte ses fruits. Le mastermind aide, je crois, à se « savoir auteur », à penser d’une manière qui soutient les projets et qui aide à faire éclore nos ressources, qui aide à les mettre en œuvres sans fléchir, qui aide à faire face aux cahots de la route.

    Ce n’est pas une formation, ce n’est pas un coffret magique rempli d’astuces. Je ne vous promets pas que vous écrirez un best seller en trois semaines.

    J’offre un espace à votre parole d’auteur, à vos ambitions, au quotidien de votre écriture, avec ses hauts et ses bas, avec ses certitudes, ses doutes, ses questions, ses envies, ses contraintes, ses négociations.

    J’offre un espace de bienveillance et de soutien, centré sur une seule question : « Comment ? »

    Comment vous y prendrez-vous pour réaliser vos projets ? Comment transformerez-vous vos idées en livres ? Comment trouverez-vous un éditeur ? Comment aborderez-vous l’autoédition ? Comment ferez-vous la promotion de vos livres ? Comment vous autoriserez-vous des pauses ? Comment trouverez-vous l’énergie de porter votre livre jusqu’au bout ? Comment ferez-vous le tri de vos opportunités ? Comment, comment, comment…

    parce que c’est dans l’action que se construit une vie d’écriture et que c’est sur le terrain, avec tout ce qu’il a d’imparfait, d’irrégulier, de bordélique — disons-le, et pas dans l’idéal ouaté de la théorie, que se façonnent les livres et les auteurs.


    *

    Le Nano a marqué mon 52e texte fini, courts et longs, fiction et non fiction, depuis que j’ai commencé à compter. À l’époque, j’avais en tête d’écrire 52 nouvelles en 52 semaines. Et puis les 52 semaines sont devenues 5 ans, puis 10 ans.

    Les nouvelles — certaines — se sont changées en romans, en essais, en manuels.

    Il y a eu des années fastes et des années blanches.

    Chaque case de cette fiche compte un titre de livre fini. Tous, sauf le dernier, ont été lancés dans le monde — un concours, un éditeur, une autoédition.

    Certains ont eu du succès, d’autres ont fait flop.

    De cette liste sont absents les textes avortés, ceux qui n’ont pas été finis, les projets dont l’éditeur n’a pas voulu, les bibles montées pour des dossiers de subventions ou de résidences, les textes en cours.

    Tous, pourtant, m’ont appris quelque chose sur l’auteur que j’aspire à devenir, sur l’auteur que je suis.

    52.

    Je n’ai pas l’impression d’en avoir écrit autant.

    J’ai l’impression que chaque histoire est la première.

    Que tout me reste à faire.

    C’est pour ça que garder une trace du travail accompli est important. Parce qu’on oublie. Parce qu’à regarder le chemin encore à parcourir, on en oublie de célébrer le chemin parcouru.

    Sur les conseils d’Amélie, dans le Mastermind, j’ai célébré. Pas les 52 textes (je n’avais pas encore réalisé) mais la fin du Nano. Je me suis offert Deep Me, dont la sortie m’avait échappé.

    *

    Une année touche à sa fin.

    Pour moi, un cycle touche à sa fin.

    Je casse tout et je rebâtis.

    Plein de questions et vidé de mes certitudes, je l’aborde avec l’énergie des nouveaux départs, soutenu par les formidables auteurs du Mastermind.

    Mais d’abord, le stage de nouvelles et les 34 derniers épisodes du Podcast.

    Où en êtes-vous de votre route de mots ?

    Anaël Verdier

    PS : je ne m’y attendais pas mais ce mail a des allures de Manifeste.

    Si vous voulez travailler avec moi, deux opportunités :

    Les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/ (reste 1 place)

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  • [CDD] 50k mots, et après ?

    [CDD] 50k mots, et après ?

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    Il reste quelques places pour le stage d’écriture de nouvelles des 16 et 17 Décembre prochains. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Le Nano, c’est fini. J’ai écrit 50.000 mots en Novembre, sur un projet tout neuf, qui n’était même pas l’embryon du début d’une idée en début de mois.

    Le sentiment principal qu’il m’en reste c’est : « à quoi bon ? »

    Pourquoi ai-je passé 30 jours à m’épuiser, à me coucher à pas d’heure, pour produire un nombre de mots arbitraires sur un projet qui n’en était pas un ?

    L’important dans cette question, ce n’est pas le sentiment qui la génère, c’est ce qu’elle nous rappelle du processus créatif, de l’intentionnalité du métier d’auteur, et comment elle peut guider les prochaines étapes du travail.

    Avant d’entrer dans les détails de cette réflexion, un mot de notre sponsor (de moi, c’est moi mon propre sponsor). Le week end des 16 et 17 Décembre, je propose un atelier d’écriture de nouvelles.

    Nous y travaillerons l’écriture et la réécriture d’une histoire courte.

    Le programme précis dépendra des projets et des auteurs qui seront présents puisque mes stages sont centrés sur vous et vos besoins.

    Pour une participante, le stage sera l’opportunité de construire un projet de recueil de nouvelles à partir de textes existants. Pour une autre, on abordera la question de comment extraire un passage d’un projet plus long et le retravailler pour en faire un texte autonome et l’envoyer à un concours.

    Lors de précédentes éditions du même stage, on a travaillé sur la structure dramatique de l’histoire de sorte à dynamiser un texte trop mou. Vous pouvez venir sans projet et travailler sur la méthode qui permet de générer une idée de nouvelle, de dérouler une histoire à partir d’une idée, et toutes les étapes jusqu’à la version finale.

    L’atelier est ouvert à 6 auteurs de tout niveau, à tout niveau d’avancement de leur projet. Si vous avez un doute (« est-ce que le stage fonctionne pour moi ? ») répondez à ce mail et je vous donnerai tous les détails. Infos pratiques et inscription ci-dessous :

    €180.00

    Stage Nouvelles | 16 et 17 Décembre 2023

    La nouvelle va vite devenir votre terrain de jeu préféré. Son format se prête à…

    Tester des idées 💡

    Rencontrer des… Read more

    Ok, revenons au Nano et à ses 50.000 mots.

    L’une des choses les plus importantes (et dure) à apprendre quand on veut prendre son écriture au sérieux, c’est que le premier jet de n’importe quelle histoire, longue ou courte, n’est jamais la version finale du texte.

    Il n’en est même pas proche.

    Le premier jet n’est là que pour vérifier qu’on a bien une histoire.

    J’utilise le terme : découvrir les intentions de l’histoire.

    J’ai lu aujourd’hui l’expression : « proof of story », comme on a une « proof of concept » dans l’industrie. La preuve de l’histoire, c’est ce passage indispensable entre l’idée et l’objet. Avant d’engager les efforts nécessaires pour faire un livre à partir de votre idée, il faut tester cette idée.

    Le premier jet est ce test.

    À la fin du premier jet, vous regardez le bazar que vous avez créé et vous posez la question « y a-t-il une histoire [qui vaille la peine d’être racontée] là-dedans ? »

    Ce n’est pas toujours le cas.

    Il arrive fréquemment qu’une idée, qui pouvait paraître bonne à l’origine, n’aboutisse à rien de très intéressant.

    Peut-être qu’il manque un thème fort ?

    Ou que les personnages sont imbuvables.

    Peut-être qu’il n’y a pas de proposition dramatique assez forte.

    Ou que vous n’arrivez pas à donner une voie suffisamment marquée au projet pour qu’il se distingue des autres livres déjà écrits sur son thème ou dans son genre.

    Le seul moyen de savoir si vous avez une histoire qui mérite vos efforts, c’est d’écrire le premier jet.

    On peut en partie tester une idée sur un synopsis développé ou un plan détaillé mais le premier vrai test, c’est l’écriture de tout le projet, de A à Z.

    Le Nano repose sur cette réalité du travail créatif : vous ne saurez ce que vaut votre idée que lorsque vous en aurez déroulé le fil jusqu’au bout.

    Et sur le constat que si vous ne vous imposez pas un cadre contraignant, vous diminuez considérablement vos chances de finir le projet.

    Mais écrire l’équivalent d’un bouquin de 200 pages en 30 jours, c’est épuisant.

    Il ne s’agit pas juste de poser des mots sur une feuille. Vous pouvez facilement écrire 1667 mots tous les jours si tout ce que vous faites c’est déposer vos pensées du moment.

    Non, il s’agit d’essayer d’écrire une continuité qui ait un minimum de cohérence et de sens. Sinon, ce n’est pas un premier jet de roman, c’est juste un journal intime ou un recueil d’exercices d’écriture libre.

    Écrire avec ce souci de la cohérence (et d’une certaine continuité) demande un effort en plus. Il ne suffit pas de créer n’importe quoi mais de prendre en compte ce que vous avez déjà raconté. En particulier, de prendre en compte les promesses que vous avez faites à votre lecteur et qu’il vous faut tenir.

    Une narration, c’est une succession de promesses.

    Vous promettez le développement d’un personnage.

    Vous promettez de tirer un fil d’intrigue jusqu’au bout.

    Vous promettez de réutiliser ce que vous présentez (personnages, décors, objets, relations…).

    Non seulement de les réutiliser mais de les faire évoluer, c’est-à-dire de leur permettre de se transformer pour accompagner la maturation des personnages et des thèmes et de l’intrigue.

    Vous le savez intuitivement.

    C’est ce qui vous fait hésiter, douter, repousser le moment de vous y mettre, c’est ce qui nourrit la petite voix du jugement en vous, celle qui dit que votre texte n’est pas assez…. qu’il est trop….

    En remettant le premier jet à sa juste place, vous pouvez mettre de la distance entre cette petite voix et vous.

    Vous pouvez dire : « ok, je n’ai pas de premier acte, il m’a fallu 20.000 mots pour comprendre les enjeux de l’histoire et 40.000 pour voir émerger un début de point de vue, je n’ai pas du tout exploité mon univers et j’ai abandonné un fil d’intrigue secondaire en cours de route MAIS je peux retravailler tout ça ».

    Commence alors le travail de préparation de la réécriture.

    Vous avez identifié toutes les promesses faites par le premier jet.

    Vous avez identifié ce qui manquait et ce qui était en trop.

    Vous avez identifié les aspects de l’histoire qui ont du potentiel mais qui n’ont pas trouvé leur place dans le premier jet.

    Vous pouvez concentrer le développement des personnages pour éviter les ventres mous et les répétitions dramatiques.

    Vous pouvez construire un axe thématique intentionnel, avec des métaphores qui l’incarneront dans l’histoire.

    Vous pouvez vous faire une feuille de route précise parce que cette fois vous savez où vous allez.

    La deuxième version ne ressemblera pas beaucoup à la première, parce que cette fois ce n’est pas la découverte ni l’exploration qui guideront l’écriture mais la structure.

    La deuxième version n’est pas non plus la version définitive. C’est une version qui confirme les intentions, qui teste, non plus l’idée mais sa construction.

    La troisième version sera plus proche de la version finale, parce que votre structure posée, vous pourrez vous concentrer sur les détails de la narration. Vous pourrez déployer les intentions, vous pourrez donner de la place aux nuances des personnages, aux décors, vous amuser dans les scènes.

    Pour toutes ces raisons, finir un premier jet est une expérience en demi-teinte. Oui, vous avez accompli quelque chose d’extraordinaire : vous avez fini un roman. Bravo. La plupart des personnes qui se lancent dans l’écriture d’un livre n’arrivent pas au quart de ce que vous avez fait.

    Et en même temps vous vous trouvez face à un chantier. Il y a des morceaux partout, les câbles dépassent du faux plafond, c’est poussiéreux, les engins traînent dans toutes les pièces, tout le travail reste à faire.

    Ça peut être décourageant.

    Surtout avec la fatigue. Parce que trente jours à fonctionner à 100% de votre capacité, ça laisse des traces. Votre cerveau a surchauffé. Vous avez besoin de vous reposer pour voir le travail restant à faire avec plus de sérénité.

    Commencez par là.

    Ensuite seulement viendra le temps des décisions.

    C’est ce que je vais faire.

    Je ne sais pas ce que j’ai produit.

    Je sais une grande partie de ce qui ne va pas avec cette histoire.

    Je vois une partie de son potentiel, de ce qui pourrait en faire un livre chouette.

    Je ne sais pas si j’ai envie de l’écrire, si je peux trouver assez de justifications thématiques et commerciales pour le faire.

    C’est trop tôt pour le décider.

    Ce que je décris là, vous n’avez pas besoin d’avoir écrit votre livre en un mois pour le ressentir.

    80% des auteurs avec qui je parle ressentent la même chose après leur premier jet, même s’ils y ont passé deux ou trois ans.

    On court après cette chimère d’un premier jet qui serait un livre abouti, d’une première version un peu magique qui sortirait de nos doigts toute finie, avec les petits rubans et tout la poussière de fée qui embarquera le lecteur.

    Plus vite nous apprenons à nous libérer de cette chimère (ou à la reconnaître pour ce qu’elle est), plus vite nous pouvons faire le job et produire un texte capable de séduire ses lecteurs et d’en faire nos plus grands fans.

    J’ai écrit 50 mille mots en novembre, et le travail ne fait que commencer.

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

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  • [CDD] Drama, Narra, Théma

    [CDD] Drama, Narra, Théma

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    Il reste quelques places pour le stage d’écriture de nouvelles des 16 et 17 Décembre prochains. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Dans une histoire, il y a plusieurs couches sur lesquelles vous pouvez travailler.

    La plus discutée, c’est la couche dramatique.

    C’est facile, c’est la couche de l’action.

    Que se passe-t-il ? Comment les actions s’enchaînent-elles ? Comment l’intensité de l’action progresse-t-elle ?

    Si vous voulez travailler sur cette couche, allez au rayon « écriture » de n’importe quelle librairie et vous trouverez des étagères remplies de manuels consacrés à cette question : « comment j’emboîte les situations dans mon récit » ?

    C’est une vision d’ensemble de l’histoire. Une vue de haut, détachée des enjeux des personnages et des vôtres.

    C’est aussi la couche la plus superficielle et la moins importante. Elle l’est — importante — parce qu’elle permet d’unifier le récit. C’est juste la moins importante.

    Comme c’est la plus facile, c’est aussi celle laquelle on a l’habitude de commencer à apprendre à construire des histoires.

    *

    Une autre couche, c’est celle de la narration.

    Là on est à l’opposé, de la couche dramaturgique puisque ça se passe au niveau de la scène, donc, c’est une vision au plus proche de la phrase. On rentre dans l’action, on questionne la meilleure manière de la raconter pour intéresser le lecteur.

    C’est là qu’on travaille sur, par exemple, le rythme de la scène, le fait de montrer plutôt que de dire, la manière d’incarner la caractérisation d’un personnage, ou de faire ressentir des émotions.

    Ce n’est pas plus difficile que la dramaturgie mais c’est plus subtil, au sens où on va bouger des petites choses dans une scène — par exemple changer un verbe — pour changer les effets de la scène.

    Dans la structure dramatique, on bosse avec des gros blocs d’intention. Au niveau de la narration, on bosse avec des lignes plus fines.

    C’est un peu plus difficile de trouver des manuels sur ce sujet même s’il en existe, plutôt dans le rayon réécriture en général.

    Attention de ne pas confondre le travail de la scène avec le travail du langage, là on est dans la stylistique et c’est le niveau le plus superficiel du travail. Intéressant, mais au final bien moins important qu’on veut bien le croire — le style, pas la narration, la narration c’est fondamental.

    D’autant plus fondamental que, du point de vue du lecteur, un livre existe d’abord au niveau de la scène.

    Le troisième niveau, le plus important, celui qui fait ou défait un livre, celui qui détermine si un lecteur va détester, trouver pas mal ou tomber amoureux d’une histoire, est aussi le plus invisible.

    C’est la thématique.

    De quoi parle l’histoire ?

    Pas ce qu’elle raconte, mais de quoi elle parle ?

    Et surtout, qu’est-ce qu’elle en dit ?

    La thématique c’est un sujet (l’amour, la réussite, ce genre de grande catégorie conceptuelle) et un point de vue (« l’amour conquiert tout », « la réussite nécessite de vendre son âme au diable », ce genre d’assertions existentielles).

    C’est le niveau le plus important et le plus difficile.

    Vous aurez du mal à trouver des manuels qui en parlent avec une vraie méthodologie parce que 1) c’est un sujet qui n’est pas sexy, 2) on est à un niveau tellement avancé du travail que le public pour ces manuels se compte sur les doigts d’une main, 3) ce n’est pas facile à théoriser.

    Idéalement, vous travaillerez sur les 3 axes en même temps, chaque niveau éclairant les deux autres.

    La thématique nous dit quelles métaphores utiliser dans la narration, la dramaturgie nous aide à développer une thématique qui n’est pas hésitante, qui avance et qui affirme — une thématique qui n’affirme pas ça donne un texte mou.

    C’est du travail mais ça vaut carrément le coup.

    C’est ce qu’on fera, entre autres choses, les 16 et 17 Décembre prochains en bossant sur des nouvelles.

    Que vous participiez ou non au stage, la prochaine fois que vous développerez un projet, observez comment s’exprime chacun de ces trois niveaux de l’histoire.

    Apportez de la conscience et de l’intention sur chaque couche votre texte, et observez la différence.

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

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  • [CDD] Les étapes de la création d’une nouvelle

    [CDD] Les étapes de la création d’une nouvelle

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    Les 16 et 17 Décembre prochains, j’accueillerai 6 auteurs (max) en visio pendant 2 demies journées consacrées à l’écriture de nouvelles.

    Pour préparer ce stage, j’ai été sur https://concoursnouvelles.com/ repérer les concours les plus intéressants du moment comme, par exemple :

    Il y en a plein d’autres. J’ai choisi des concours qui demandent des nouvelles courtes (3750 mots pour la plus longue), avec une barrière d’entrée raisonnable (échéance assez longue, tarif en-dessous de 10€).

    Participer à un concours permet de donner un cadre à son écriture, la perspective du prix apporte un petit plus de motivation (ça reste un concours, je ne participerais pas pour la seule motivation de « gagner ») et l’échéance nous donne l’assurance de finir le projet.

    Plus important encore, le concours permet de faire exister le texte hors de soi, de le faire sortir de son ordinateur et de lui donner l’occasion de vivre sa vie dans l’imaginaire et la sensibilité d’inconnus.

    C’est excitant, ce circuit qui part d’une petite étincelle en nous et qui aboutit par une petite étincelle dans l’esprit et le corps de quelqu’un d’autre. Quelqu’un dont on ne sait rien.

    Pour ça, il faut se donner les moyens (à commencer par le temps) de transformer notre étincelle en une histoire solide capable d’embarquer et d’émouvoir.

    Ça commence par laisser grandir la petite lueur qui est en nous.

    Je peux partir d’un univers 🗺️

    D’un personnage 🙋🏽‍♀️

    D’une situation 🚐💃🏻

    Dans le cadre d’un concours, c’est peut-être la musicalité des mots imposés qui me stimule.

    Ou peut-être que le sujet fait naître des images en moi, comme cette histoire d’oiseau noir et de cage.

    Peu importe d’où je pars, je commence par là.

    1. Je peux écrire une petite scène, je peux faire une liste des idées, des images, des sensations, des émotions qui naissent en moi quand je passe du temps avec cette étincelle.

    Je laisse grandir.

    2. Quand je commence à sentir que j’ai de la matière, je peux me poser des questions sur l’histoire que je veux raconter, sur la trajectoire des personnages, sur l’émotion que je veux faire ressentir à mon lecteur — ce qu’on appelle la ligne de force du texte.

    3. Après, à cause des contraintes de taille de la nouvelle, je vais m’obliger à structurer de manière assez stricte sous peine de voir le texte s’emballer et prendre plus de place que ce qui m’est alloué.

    En général, sur un texte court, je vais avoir 3 à 5 scènes fortes mais ça peut être une seule scène, ou une dizaine de très courts fragments. On va quand même commencer par 3-5 pour vérifier que notre histoire s’articule bien de façon à emmener notre lecteur là où on a envie de l’emmener.

    C’est tout ce travail-là qu’on fera ensemble sur vos textes pendant le stage des 16 et 17 Décembre.

    En attendant, vous pouvez déjà commencer à explorer la liste des prix et concours de nouvelles recensés plus haut et voir quel sujet vous donne envie de vous lancer.

    Passez du temps avec votre idée.

    Sentez-la grandir.

    Ne précipitez rien.

    Prenez le temps de l’apprivoiser.

    Et si vous voulez de l’aide pour définir votre intention, poser votre structure, densifier vos personnages, créer du sous-texte et du rythme, trouver la forme et la métaphore qui donneront du relief à votre histoire, rejoignez-nous les 16 et 17 Décembre.

    Bonne exploration !

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

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  • [CDD] Écrire des nouvelles et améliorer son écriture

    [CDD] Écrire des nouvelles et améliorer son écriture

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    Bonjour !

    La nouvelle reste le meilleur format pour s’amuser avec l’écriture.

    Écrivez votre prochaine nouvelle avec moi les 16 et 17 Décembre : https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Moins engageante que le roman, elle s’écrit en quelques semaines (contre plusieurs mois pour un roman).

    Elle est tout aussi exigeante que son grand frère quand on regarde la richesse et la densité de l’histoire.

    D’aucuns diront qu’elle est même plus exigeante parce que son format réduit empêche le texte de s’étirer mais je ne suis pas complètement d’accord.

    On trouve des nouvelles avec des longueurs et des nouvelles qui prennent leur temps.

    Je reviens régulièrement à la forme courte parce que je trouve exaltant le fait de pouvoir passer rapidement de l’idée à l’objet.

    Entre le moment où j’ai envie d’écrire l’histoire et le moment où je la termine, il peut se passer aussi peu que huit heures. Et même en prenant mon temps, c’est-à-dire en étalant le temps de l’écriture parce que je suis moins disponible, il ne faut que quelques semaines pour terminer l’histoire.

    Je ne sais pas s’il existe des recherches sur le lien entre le fait de finir un projet et la construction de la confiance en soi, le sentiment de légitimité et de compétence, mais empiriquement je dirais que le lien est ÉNORME !

    La nouvelle n’est pas juste un format qui permet de jouer avec des histoires, c’est un format qui permet de se construire dans son être auteur (le fait de se sentir compétent).

    Quand on y réfléchit, c’est assez logique. La nouvelle raconte une histoire complète. Vous êtes donc obligé pour l’écrire de traverser en accéléré tout le processus créatif :

    • Trouver les idées
    • Éliminer les mauvaises idées
    • Structurer celles qui restent (les mettre dans le meilleur ordre possible)
    • Rédiger des scènes
    • Les rendre fortes et intéressantes
    • Travailler le sous-texte pour que le texte ait de la profondeur et de la densité et du sens
    • Donner du rythme à l’histoire
    • Travailler les décors et l’univers pour que le lecteur soit complètement absorbé par l’histoire
    • Développer des personnages solides, vraisemblables et touchants
    • Vivre les montagnes russes de la création (« woohoo, j’ai une idée géniale » — « euhh, c’est dur d’écrire » — « Arrgg j’ai ruiné mon idée, je suis nul, j’y arriverai jamais » — « Bon, ça va, c’est pas si mal ») qui se reproduisent à chaque fucking projet
    • Oser mettre le mot fin, réécrire, oser décider que vous avez fini de réécrire (il y a toujours un truc à changer), oser faire lire le texte

    Pas étonnant que finir une nouvelle renforce votre confiance en vous, votre résilience créative (= votre capacité à rebondir quand une décision d’écriture ne marche pas), votre abondance créative (= votre capacité à trouver des idées et les réaliser).

    J’adore la nouvelle parce qu’elle me permet de tester différentes voix narratives, de m’aventurer dans des genres que je ne connais pas encore, de me familiariser avec des personnages pour savoir s’ils m’intéressent assez pour écrire des histoires plus longues avec eux et parce qu’il y a pleeeeeeein de concours qui permettent au texte d’exister en-dehors de moi.

    C’est important, ça, que le texte vive hors de nos disques durs. C’est là qu’ils trouvent leur raison d’être. On écrit des histoires qui nous touchent et on a envie qu’elles touchent d’autres humains, c’est le mouvement naturel de la création.

    Et puis les nouvelles, on peut les réunir dans un recueil avec un fil conducteur qui leur donne un sens plus grand que la somme de chaque texte.

    Et avec un peu de préparation, on peut même les transformer en chapitres de roman, ce qui permet d’écrire un roman sans tous les inconvénients de l’écriture linéaire d’un roman.

    Je ne sais pas vous mais moi, si j’écris, c’est pour raconter des histoires. Et si je peux le faire efficacement en 10-15 pages, ça me va tout autant que de le faire en 200-300.

    Si vous vous demandez comment vous pourriez écrire plus efficacement ou écrire de meilleures nouvelles, et finir 2023 avec un nouveau texte à votre actif, je propose un stage d’écriture de nouvelles les 16 et 17 Décembre prochains, sur Zoom.

    Ça peut être votre cadeau de Noël en avance, ou l’occasion d’écrire l’un de vos cadeaux de Noël (offrir un texte écrit avec amour c’est quand même vachement plus sympa que d’offrir un bon d’achat, même si c’est chez un bon libraire, non ?)

    Pour que je puisse bien travailler avec tous les textes, la jauge pour l’atelier est limitée à 6 participants.

    https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Venez avec ou sans idée. Vous pouvez même apporter un premier jet que vous voulez retravailler (dans ce cas, envoyez-le moi avant le stage pour un meilleur accompagnement).

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

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