Catégorie : Ateliers d’écriture

Depuis 2007 j’accompagne les auteurs dans leurs projets d’écriture. Sur cette page, vous trouverez les différentes formations ou formules d’accompagnement que je propose ainsi que plusieurs articles présentant les principes qui sous-tendent ma pédagogie.

  • [CDD] 50k mots, et après ?

    [CDD] 50k mots, et après ?

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    Il reste quelques places pour le stage d’écriture de nouvelles des 16 et 17 Décembre prochains. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Le Nano, c’est fini. J’ai écrit 50.000 mots en Novembre, sur un projet tout neuf, qui n’était même pas l’embryon du début d’une idée en début de mois.

    Le sentiment principal qu’il m’en reste c’est : « à quoi bon ? »

    Pourquoi ai-je passé 30 jours à m’épuiser, à me coucher à pas d’heure, pour produire un nombre de mots arbitraires sur un projet qui n’en était pas un ?

    L’important dans cette question, ce n’est pas le sentiment qui la génère, c’est ce qu’elle nous rappelle du processus créatif, de l’intentionnalité du métier d’auteur, et comment elle peut guider les prochaines étapes du travail.

    Avant d’entrer dans les détails de cette réflexion, un mot de notre sponsor (de moi, c’est moi mon propre sponsor). Le week end des 16 et 17 Décembre, je propose un atelier d’écriture de nouvelles.

    Nous y travaillerons l’écriture et la réécriture d’une histoire courte.

    Le programme précis dépendra des projets et des auteurs qui seront présents puisque mes stages sont centrés sur vous et vos besoins.

    Pour une participante, le stage sera l’opportunité de construire un projet de recueil de nouvelles à partir de textes existants. Pour une autre, on abordera la question de comment extraire un passage d’un projet plus long et le retravailler pour en faire un texte autonome et l’envoyer à un concours.

    Lors de précédentes éditions du même stage, on a travaillé sur la structure dramatique de l’histoire de sorte à dynamiser un texte trop mou. Vous pouvez venir sans projet et travailler sur la méthode qui permet de générer une idée de nouvelle, de dérouler une histoire à partir d’une idée, et toutes les étapes jusqu’à la version finale.

    L’atelier est ouvert à 6 auteurs de tout niveau, à tout niveau d’avancement de leur projet. Si vous avez un doute (« est-ce que le stage fonctionne pour moi ? ») répondez à ce mail et je vous donnerai tous les détails. Infos pratiques et inscription ci-dessous :

    €180.00

    Stage Nouvelles | 16 et 17 Décembre 2023

    La nouvelle va vite devenir votre terrain de jeu préféré. Son format se prête à…

    Tester des idées 💡

    Rencontrer des… Read more

    Ok, revenons au Nano et à ses 50.000 mots.

    L’une des choses les plus importantes (et dure) à apprendre quand on veut prendre son écriture au sérieux, c’est que le premier jet de n’importe quelle histoire, longue ou courte, n’est jamais la version finale du texte.

    Il n’en est même pas proche.

    Le premier jet n’est là que pour vérifier qu’on a bien une histoire.

    J’utilise le terme : découvrir les intentions de l’histoire.

    J’ai lu aujourd’hui l’expression : « proof of story », comme on a une « proof of concept » dans l’industrie. La preuve de l’histoire, c’est ce passage indispensable entre l’idée et l’objet. Avant d’engager les efforts nécessaires pour faire un livre à partir de votre idée, il faut tester cette idée.

    Le premier jet est ce test.

    À la fin du premier jet, vous regardez le bazar que vous avez créé et vous posez la question « y a-t-il une histoire [qui vaille la peine d’être racontée] là-dedans ? »

    Ce n’est pas toujours le cas.

    Il arrive fréquemment qu’une idée, qui pouvait paraître bonne à l’origine, n’aboutisse à rien de très intéressant.

    Peut-être qu’il manque un thème fort ?

    Ou que les personnages sont imbuvables.

    Peut-être qu’il n’y a pas de proposition dramatique assez forte.

    Ou que vous n’arrivez pas à donner une voie suffisamment marquée au projet pour qu’il se distingue des autres livres déjà écrits sur son thème ou dans son genre.

    Le seul moyen de savoir si vous avez une histoire qui mérite vos efforts, c’est d’écrire le premier jet.

    On peut en partie tester une idée sur un synopsis développé ou un plan détaillé mais le premier vrai test, c’est l’écriture de tout le projet, de A à Z.

    Le Nano repose sur cette réalité du travail créatif : vous ne saurez ce que vaut votre idée que lorsque vous en aurez déroulé le fil jusqu’au bout.

    Et sur le constat que si vous ne vous imposez pas un cadre contraignant, vous diminuez considérablement vos chances de finir le projet.

    Mais écrire l’équivalent d’un bouquin de 200 pages en 30 jours, c’est épuisant.

    Il ne s’agit pas juste de poser des mots sur une feuille. Vous pouvez facilement écrire 1667 mots tous les jours si tout ce que vous faites c’est déposer vos pensées du moment.

    Non, il s’agit d’essayer d’écrire une continuité qui ait un minimum de cohérence et de sens. Sinon, ce n’est pas un premier jet de roman, c’est juste un journal intime ou un recueil d’exercices d’écriture libre.

    Écrire avec ce souci de la cohérence (et d’une certaine continuité) demande un effort en plus. Il ne suffit pas de créer n’importe quoi mais de prendre en compte ce que vous avez déjà raconté. En particulier, de prendre en compte les promesses que vous avez faites à votre lecteur et qu’il vous faut tenir.

    Une narration, c’est une succession de promesses.

    Vous promettez le développement d’un personnage.

    Vous promettez de tirer un fil d’intrigue jusqu’au bout.

    Vous promettez de réutiliser ce que vous présentez (personnages, décors, objets, relations…).

    Non seulement de les réutiliser mais de les faire évoluer, c’est-à-dire de leur permettre de se transformer pour accompagner la maturation des personnages et des thèmes et de l’intrigue.

    Vous le savez intuitivement.

    C’est ce qui vous fait hésiter, douter, repousser le moment de vous y mettre, c’est ce qui nourrit la petite voix du jugement en vous, celle qui dit que votre texte n’est pas assez…. qu’il est trop….

    En remettant le premier jet à sa juste place, vous pouvez mettre de la distance entre cette petite voix et vous.

    Vous pouvez dire : « ok, je n’ai pas de premier acte, il m’a fallu 20.000 mots pour comprendre les enjeux de l’histoire et 40.000 pour voir émerger un début de point de vue, je n’ai pas du tout exploité mon univers et j’ai abandonné un fil d’intrigue secondaire en cours de route MAIS je peux retravailler tout ça ».

    Commence alors le travail de préparation de la réécriture.

    Vous avez identifié toutes les promesses faites par le premier jet.

    Vous avez identifié ce qui manquait et ce qui était en trop.

    Vous avez identifié les aspects de l’histoire qui ont du potentiel mais qui n’ont pas trouvé leur place dans le premier jet.

    Vous pouvez concentrer le développement des personnages pour éviter les ventres mous et les répétitions dramatiques.

    Vous pouvez construire un axe thématique intentionnel, avec des métaphores qui l’incarneront dans l’histoire.

    Vous pouvez vous faire une feuille de route précise parce que cette fois vous savez où vous allez.

    La deuxième version ne ressemblera pas beaucoup à la première, parce que cette fois ce n’est pas la découverte ni l’exploration qui guideront l’écriture mais la structure.

    La deuxième version n’est pas non plus la version définitive. C’est une version qui confirme les intentions, qui teste, non plus l’idée mais sa construction.

    La troisième version sera plus proche de la version finale, parce que votre structure posée, vous pourrez vous concentrer sur les détails de la narration. Vous pourrez déployer les intentions, vous pourrez donner de la place aux nuances des personnages, aux décors, vous amuser dans les scènes.

    Pour toutes ces raisons, finir un premier jet est une expérience en demi-teinte. Oui, vous avez accompli quelque chose d’extraordinaire : vous avez fini un roman. Bravo. La plupart des personnes qui se lancent dans l’écriture d’un livre n’arrivent pas au quart de ce que vous avez fait.

    Et en même temps vous vous trouvez face à un chantier. Il y a des morceaux partout, les câbles dépassent du faux plafond, c’est poussiéreux, les engins traînent dans toutes les pièces, tout le travail reste à faire.

    Ça peut être décourageant.

    Surtout avec la fatigue. Parce que trente jours à fonctionner à 100% de votre capacité, ça laisse des traces. Votre cerveau a surchauffé. Vous avez besoin de vous reposer pour voir le travail restant à faire avec plus de sérénité.

    Commencez par là.

    Ensuite seulement viendra le temps des décisions.

    C’est ce que je vais faire.

    Je ne sais pas ce que j’ai produit.

    Je sais une grande partie de ce qui ne va pas avec cette histoire.

    Je vois une partie de son potentiel, de ce qui pourrait en faire un livre chouette.

    Je ne sais pas si j’ai envie de l’écrire, si je peux trouver assez de justifications thématiques et commerciales pour le faire.

    C’est trop tôt pour le décider.

    Ce que je décris là, vous n’avez pas besoin d’avoir écrit votre livre en un mois pour le ressentir.

    80% des auteurs avec qui je parle ressentent la même chose après leur premier jet, même s’ils y ont passé deux ou trois ans.

    On court après cette chimère d’un premier jet qui serait un livre abouti, d’une première version un peu magique qui sortirait de nos doigts toute finie, avec les petits rubans et tout la poussière de fée qui embarquera le lecteur.

    Plus vite nous apprenons à nous libérer de cette chimère (ou à la reconnaître pour ce qu’elle est), plus vite nous pouvons faire le job et produire un texte capable de séduire ses lecteurs et d’en faire nos plus grands fans.

    J’ai écrit 50 mille mots en novembre, et le travail ne fait que commencer.

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    ***

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  • [CDD] Drama, Narra, Théma

    [CDD] Drama, Narra, Théma

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    Dans une histoire, il y a plusieurs couches sur lesquelles vous pouvez travailler.

    La plus discutée, c’est la couche dramatique.

    C’est facile, c’est la couche de l’action.

    Que se passe-t-il ? Comment les actions s’enchaînent-elles ? Comment l’intensité de l’action progresse-t-elle ?

    Si vous voulez travailler sur cette couche, allez au rayon « écriture » de n’importe quelle librairie et vous trouverez des étagères remplies de manuels consacrés à cette question : « comment j’emboîte les situations dans mon récit » ?

    C’est une vision d’ensemble de l’histoire. Une vue de haut, détachée des enjeux des personnages et des vôtres.

    C’est aussi la couche la plus superficielle et la moins importante. Elle l’est — importante — parce qu’elle permet d’unifier le récit. C’est juste la moins importante.

    Comme c’est la plus facile, c’est aussi celle laquelle on a l’habitude de commencer à apprendre à construire des histoires.

    *

    Une autre couche, c’est celle de la narration.

    Là on est à l’opposé, de la couche dramaturgique puisque ça se passe au niveau de la scène, donc, c’est une vision au plus proche de la phrase. On rentre dans l’action, on questionne la meilleure manière de la raconter pour intéresser le lecteur.

    C’est là qu’on travaille sur, par exemple, le rythme de la scène, le fait de montrer plutôt que de dire, la manière d’incarner la caractérisation d’un personnage, ou de faire ressentir des émotions.

    Ce n’est pas plus difficile que la dramaturgie mais c’est plus subtil, au sens où on va bouger des petites choses dans une scène — par exemple changer un verbe — pour changer les effets de la scène.

    Dans la structure dramatique, on bosse avec des gros blocs d’intention. Au niveau de la narration, on bosse avec des lignes plus fines.

    C’est un peu plus difficile de trouver des manuels sur ce sujet même s’il en existe, plutôt dans le rayon réécriture en général.

    Attention de ne pas confondre le travail de la scène avec le travail du langage, là on est dans la stylistique et c’est le niveau le plus superficiel du travail. Intéressant, mais au final bien moins important qu’on veut bien le croire — le style, pas la narration, la narration c’est fondamental.

    D’autant plus fondamental que, du point de vue du lecteur, un livre existe d’abord au niveau de la scène.

    Le troisième niveau, le plus important, celui qui fait ou défait un livre, celui qui détermine si un lecteur va détester, trouver pas mal ou tomber amoureux d’une histoire, est aussi le plus invisible.

    C’est la thématique.

    De quoi parle l’histoire ?

    Pas ce qu’elle raconte, mais de quoi elle parle ?

    Et surtout, qu’est-ce qu’elle en dit ?

    La thématique c’est un sujet (l’amour, la réussite, ce genre de grande catégorie conceptuelle) et un point de vue (« l’amour conquiert tout », « la réussite nécessite de vendre son âme au diable », ce genre d’assertions existentielles).

    C’est le niveau le plus important et le plus difficile.

    Vous aurez du mal à trouver des manuels qui en parlent avec une vraie méthodologie parce que 1) c’est un sujet qui n’est pas sexy, 2) on est à un niveau tellement avancé du travail que le public pour ces manuels se compte sur les doigts d’une main, 3) ce n’est pas facile à théoriser.

    Idéalement, vous travaillerez sur les 3 axes en même temps, chaque niveau éclairant les deux autres.

    La thématique nous dit quelles métaphores utiliser dans la narration, la dramaturgie nous aide à développer une thématique qui n’est pas hésitante, qui avance et qui affirme — une thématique qui n’affirme pas ça donne un texte mou.

    C’est du travail mais ça vaut carrément le coup.

    C’est ce qu’on fera, entre autres choses, les 16 et 17 Décembre prochains en bossant sur des nouvelles.

    Que vous participiez ou non au stage, la prochaine fois que vous développerez un projet, observez comment s’exprime chacun de ces trois niveaux de l’histoire.

    Apportez de la conscience et de l’intention sur chaque couche votre texte, et observez la différence.

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

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  • [CDD] Les étapes de la création d’une nouvelle

    [CDD] Les étapes de la création d’une nouvelle

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    Les 16 et 17 Décembre prochains, j’accueillerai 6 auteurs (max) en visio pendant 2 demies journées consacrées à l’écriture de nouvelles.

    Pour préparer ce stage, j’ai été sur https://concoursnouvelles.com/ repérer les concours les plus intéressants du moment comme, par exemple :

    Il y en a plein d’autres. J’ai choisi des concours qui demandent des nouvelles courtes (3750 mots pour la plus longue), avec une barrière d’entrée raisonnable (échéance assez longue, tarif en-dessous de 10€).

    Participer à un concours permet de donner un cadre à son écriture, la perspective du prix apporte un petit plus de motivation (ça reste un concours, je ne participerais pas pour la seule motivation de « gagner ») et l’échéance nous donne l’assurance de finir le projet.

    Plus important encore, le concours permet de faire exister le texte hors de soi, de le faire sortir de son ordinateur et de lui donner l’occasion de vivre sa vie dans l’imaginaire et la sensibilité d’inconnus.

    C’est excitant, ce circuit qui part d’une petite étincelle en nous et qui aboutit par une petite étincelle dans l’esprit et le corps de quelqu’un d’autre. Quelqu’un dont on ne sait rien.

    Pour ça, il faut se donner les moyens (à commencer par le temps) de transformer notre étincelle en une histoire solide capable d’embarquer et d’émouvoir.

    Ça commence par laisser grandir la petite lueur qui est en nous.

    Je peux partir d’un univers 🗺️

    D’un personnage 🙋🏽‍♀️

    D’une situation 🚐💃🏻

    Dans le cadre d’un concours, c’est peut-être la musicalité des mots imposés qui me stimule.

    Ou peut-être que le sujet fait naître des images en moi, comme cette histoire d’oiseau noir et de cage.

    Peu importe d’où je pars, je commence par là.

    1. Je peux écrire une petite scène, je peux faire une liste des idées, des images, des sensations, des émotions qui naissent en moi quand je passe du temps avec cette étincelle.

    Je laisse grandir.

    2. Quand je commence à sentir que j’ai de la matière, je peux me poser des questions sur l’histoire que je veux raconter, sur la trajectoire des personnages, sur l’émotion que je veux faire ressentir à mon lecteur — ce qu’on appelle la ligne de force du texte.

    3. Après, à cause des contraintes de taille de la nouvelle, je vais m’obliger à structurer de manière assez stricte sous peine de voir le texte s’emballer et prendre plus de place que ce qui m’est alloué.

    En général, sur un texte court, je vais avoir 3 à 5 scènes fortes mais ça peut être une seule scène, ou une dizaine de très courts fragments. On va quand même commencer par 3-5 pour vérifier que notre histoire s’articule bien de façon à emmener notre lecteur là où on a envie de l’emmener.

    C’est tout ce travail-là qu’on fera ensemble sur vos textes pendant le stage des 16 et 17 Décembre.

    En attendant, vous pouvez déjà commencer à explorer la liste des prix et concours de nouvelles recensés plus haut et voir quel sujet vous donne envie de vous lancer.

    Passez du temps avec votre idée.

    Sentez-la grandir.

    Ne précipitez rien.

    Prenez le temps de l’apprivoiser.

    Et si vous voulez de l’aide pour définir votre intention, poser votre structure, densifier vos personnages, créer du sous-texte et du rythme, trouver la forme et la métaphore qui donneront du relief à votre histoire, rejoignez-nous les 16 et 17 Décembre.

    Bonne exploration !

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

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  • [CDD] Écrire des nouvelles et améliorer son écriture

    [CDD] Écrire des nouvelles et améliorer son écriture

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    Bonjour !

    La nouvelle reste le meilleur format pour s’amuser avec l’écriture.

    Écrivez votre prochaine nouvelle avec moi les 16 et 17 Décembre : https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Moins engageante que le roman, elle s’écrit en quelques semaines (contre plusieurs mois pour un roman).

    Elle est tout aussi exigeante que son grand frère quand on regarde la richesse et la densité de l’histoire.

    D’aucuns diront qu’elle est même plus exigeante parce que son format réduit empêche le texte de s’étirer mais je ne suis pas complètement d’accord.

    On trouve des nouvelles avec des longueurs et des nouvelles qui prennent leur temps.

    Je reviens régulièrement à la forme courte parce que je trouve exaltant le fait de pouvoir passer rapidement de l’idée à l’objet.

    Entre le moment où j’ai envie d’écrire l’histoire et le moment où je la termine, il peut se passer aussi peu que huit heures. Et même en prenant mon temps, c’est-à-dire en étalant le temps de l’écriture parce que je suis moins disponible, il ne faut que quelques semaines pour terminer l’histoire.

    Je ne sais pas s’il existe des recherches sur le lien entre le fait de finir un projet et la construction de la confiance en soi, le sentiment de légitimité et de compétence, mais empiriquement je dirais que le lien est ÉNORME !

    La nouvelle n’est pas juste un format qui permet de jouer avec des histoires, c’est un format qui permet de se construire dans son être auteur (le fait de se sentir compétent).

    Quand on y réfléchit, c’est assez logique. La nouvelle raconte une histoire complète. Vous êtes donc obligé pour l’écrire de traverser en accéléré tout le processus créatif :

    • Trouver les idées
    • Éliminer les mauvaises idées
    • Structurer celles qui restent (les mettre dans le meilleur ordre possible)
    • Rédiger des scènes
    • Les rendre fortes et intéressantes
    • Travailler le sous-texte pour que le texte ait de la profondeur et de la densité et du sens
    • Donner du rythme à l’histoire
    • Travailler les décors et l’univers pour que le lecteur soit complètement absorbé par l’histoire
    • Développer des personnages solides, vraisemblables et touchants
    • Vivre les montagnes russes de la création (« woohoo, j’ai une idée géniale » — « euhh, c’est dur d’écrire » — « Arrgg j’ai ruiné mon idée, je suis nul, j’y arriverai jamais » — « Bon, ça va, c’est pas si mal ») qui se reproduisent à chaque fucking projet
    • Oser mettre le mot fin, réécrire, oser décider que vous avez fini de réécrire (il y a toujours un truc à changer), oser faire lire le texte

    Pas étonnant que finir une nouvelle renforce votre confiance en vous, votre résilience créative (= votre capacité à rebondir quand une décision d’écriture ne marche pas), votre abondance créative (= votre capacité à trouver des idées et les réaliser).

    J’adore la nouvelle parce qu’elle me permet de tester différentes voix narratives, de m’aventurer dans des genres que je ne connais pas encore, de me familiariser avec des personnages pour savoir s’ils m’intéressent assez pour écrire des histoires plus longues avec eux et parce qu’il y a pleeeeeeein de concours qui permettent au texte d’exister en-dehors de moi.

    C’est important, ça, que le texte vive hors de nos disques durs. C’est là qu’ils trouvent leur raison d’être. On écrit des histoires qui nous touchent et on a envie qu’elles touchent d’autres humains, c’est le mouvement naturel de la création.

    Et puis les nouvelles, on peut les réunir dans un recueil avec un fil conducteur qui leur donne un sens plus grand que la somme de chaque texte.

    Et avec un peu de préparation, on peut même les transformer en chapitres de roman, ce qui permet d’écrire un roman sans tous les inconvénients de l’écriture linéaire d’un roman.

    Je ne sais pas vous mais moi, si j’écris, c’est pour raconter des histoires. Et si je peux le faire efficacement en 10-15 pages, ça me va tout autant que de le faire en 200-300.

    Si vous vous demandez comment vous pourriez écrire plus efficacement ou écrire de meilleures nouvelles, et finir 2023 avec un nouveau texte à votre actif, je propose un stage d’écriture de nouvelles les 16 et 17 Décembre prochains, sur Zoom.

    Ça peut être votre cadeau de Noël en avance, ou l’occasion d’écrire l’un de vos cadeaux de Noël (offrir un texte écrit avec amour c’est quand même vachement plus sympa que d’offrir un bon d’achat, même si c’est chez un bon libraire, non ?)

    Pour que je puisse bien travailler avec tous les textes, la jauge pour l’atelier est limitée à 6 participants.

    https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Venez avec ou sans idée. Vous pouvez même apporter un premier jet que vous voulez retravailler (dans ce cas, envoyez-le moi avant le stage pour un meilleur accompagnement).

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

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    [CDD] Écrire des nouvelles et améliorer son écriture

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    Bonjour !

    La nouvelle reste le meilleur format pour s’amuser avec l’écriture.

    Écrivez votre prochaine nouvelle avec moi les 16 et 17 Décembre : https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Moins engageante que le roman, elle s’écrit en quelques semaines (contre plusieurs mois pour un roman).

    Elle est tout aussi exigeante que son grand frère quand on regarde la richesse et la densité de l’histoire.

    D’aucuns diront qu’elle est même plus exigeante parce que son format réduit empêche le texte de s’étirer mais je ne suis pas complètement d’accord.

    On trouve des nouvelles avec des longueurs et des nouvelles qui prennent leur temps.

    Je reviens régulièrement à la forme courte parce que je trouve exaltant le fait de pouvoir passer rapidement de l’idée à l’objet.

    Entre le moment où j’ai envie d’écrire l’histoire et le moment où je la termine, il peut se passer aussi peu que huit heures. Et même en prenant mon temps, c’est-à-dire en étalant le temps de l’écriture parce que je suis moins disponible, il ne faut que quelques semaines pour terminer l’histoire.

    Je ne sais pas s’il existe des recherches sur le lien entre le fait de finir un projet et la construction de la confiance en soi, le sentiment de légitimité et de compétence, mais empiriquement je dirais que le lien est ÉNORME !

    La nouvelle n’est pas juste un format qui permet de jouer avec des histoires, c’est un format qui permet de se construire dans son être auteur (le fait de se sentir compétent).

    Quand on y réfléchit, c’est assez logique. La nouvelle raconte une histoire complète. Vous êtes donc obligé pour l’écrire de traverser en accéléré tout le processus créatif :

    • Trouver les idées
    • Éliminer les mauvaises idées
    • Structurer celles qui restent (les mettre dans le meilleur ordre possible)
    • Rédiger des scènes
    • Les rendre fortes et intéressantes
    • Travailler le sous-texte pour que le texte ait de la profondeur et de la densité et du sens
    • Donner du rythme à l’histoire
    • Travailler les décors et l’univers pour que le lecteur soit complètement absorbé par l’histoire
    • Développer des personnages solides, vraisemblables et touchants
    • Vivre les montagnes russes de la création (« woohoo, j’ai une idée géniale » — « euhh, c’est dur d’écrire » — « Arrgg j’ai ruiné mon idée, je suis nul, j’y arriverai jamais » — « Bon, ça va, c’est pas si mal ») qui se reproduisent à chaque fucking projet
    • Oser mettre le mot fin, réécrire, oser décider que vous avez fini de réécrire (il y a toujours un truc à changer), oser faire lire le texte

    Pas étonnant que finir une nouvelle renforce votre confiance en vous, votre résilience créative (= votre capacité à rebondir quand une décision d’écriture ne marche pas), votre abondance créative (= votre capacité à trouver des idées et les réaliser).

    J’adore la nouvelle parce qu’elle me permet de tester différentes voix narratives, de m’aventurer dans des genres que je ne connais pas encore, de me familiariser avec des personnages pour savoir s’ils m’intéressent assez pour écrire des histoires plus longues avec eux et parce qu’il y a pleeeeeeein de concours qui permettent au texte d’exister en-dehors de moi.

    C’est important, ça, que le texte vive hors de nos disques durs. C’est là qu’ils trouvent leur raison d’être. On écrit des histoires qui nous touchent et on a envie qu’elles touchent d’autres humains, c’est le mouvement naturel de la création.

    Et puis les nouvelles, on peut les réunir dans un recueil avec un fil conducteur qui leur donne un sens plus grand que la somme de chaque texte.

    Et avec un peu de préparation, on peut même les transformer en chapitres de roman, ce qui permet d’écrire un roman sans tous les inconvénients de l’écriture linéaire d’un roman.

    Je ne sais pas vous mais moi, si j’écris, c’est pour raconter des histoires. Et si je peux le faire efficacement en 10-15 pages, ça me va tout autant que de le faire en 200-300.

    Si vous vous demandez comment vous pourriez écrire plus efficacement ou écrire de meilleures nouvelles, et finir 2023 avec un nouveau texte à votre actif, je propose un stage d’écriture de nouvelles les 16 et 17 Décembre prochains, sur Zoom.

    Ça peut être votre cadeau de Noël en avance, ou l’occasion d’écrire l’un de vos cadeaux de Noël (offrir un texte écrit avec amour c’est quand même vachement plus sympa que d’offrir un bon d’achat, même si c’est chez un bon libraire, non ?)

    Pour que je puisse bien travailler avec tous les textes, la jauge pour l’atelier est limitée à 6 participants.

    https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    Venez avec ou sans idée. Vous pouvez même apporter un premier jet que vous voulez retravailler (dans ce cas, envoyez-le moi avant le stage pour un meilleur accompagnement).

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    PS : les 16 et 17 Décembre prochains je propose un atelier d’écriture de nouvelles. Détails et inscriptions sur https://anaelverdier.thrivecart.com/stage-nouvelles/

    ***

    Écoutez mon podcast, Une Page à la Fois® : https://anchor.fm/unepagealafois

    ***

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    Bonjour !

    Ce qui est intéressant avec le NanoWrimo, c’est qu’il construit l’habitude d’écrire régulièrement.

    Cette régularité pose souvent question. « Comment je peux écrire tous les jours alors que je ne suis pas tous les jours en forme/inspirée/motivée, etc. » ?

    À l’origine de cette question se trouve une erreur d’appréciation. On a l’impression qu’on écrit parce qu’on est inspiré alors que, le plus souvent, on trouve l’inspiration parce qu’on écrit.

    Je sais, je sais, c’est contre intuitif parce que l’écriture créative naît souvent d’une impulsion qui vient de l’intérieur, mais si vous voulez écrire (et publier) régulièrement, c’est un très mauvais calcul que d’attendre le « bon moment ».

    Mieux vaut vous fabriquer un cadre.

    Le cadre, c’est votre aspiration.

    Ça peut être « je vais écrire tous les jours » ou « je veux publier un roman par an », etc.

    De cette aspiration naît une décision, la décision toute simple de respecter votre désir et de vous créer les moyens de le réaliser.

    Si je veux publier tous les ans, je dois écrire suffisamment pour avoir matière à sortir un livre.

    Si je veux écrire tous les jours (sans parler de publier), je dois me créer un rendez-vous pour le faire, un espace dans la maison et dans mon emploi du temps pour écrire.

    Ce cadre, c’est vous qui le choisissez. N’écoutez pas les gens qui vous disent comment vous devriez écrire. C’est vous qui savez ce qui est important pour vous, pourquoi ça l’est.

    Emily Chain, avec qui j’ai écrit Second Souffle, écrit au moins 10.000 mots par jour.

    Je suis plus du genre irrégulier, avec de grandes sessions très intensives suivies de grandes pauses — Cette année, j’ai écrit 130.000 mots en 6 mois puis (presque) plus rien pendant deux mois.

    C’est à vous d’expérimenter avec ce qui vous fait du bien et ce qui vous correspond.

    Une fois que vous avez trouvé le cadre qui vous va (et gardez en tête que ce cadre bougera dans votre vie, ce qui est bon pour vous aujourd’hui sera probablement complètement différent dans six mois, un an, dix ans…), vous n’y touchez plus pendant au moins un mois.

    Il faut du temps pour prendre une nouvelle habitude, pour se familiariser avec une nouvelle routine, donnez-vous ce temps.

    Si le cadre ne bouge pas, votre motivation, votre d’inspiration, votre envie, la clarté avec laquelle vous entrez dans le travail elles, fluctueront.

    N’en faites pas une excuse pour ne pas respecter votre routine.

    Si je m’écoutais à chaque fois que je ne « sens » pas le projet ou que je ne vois pas comment je vais écrire, je ne finirais aucun de mes livres.

    Mais parce que le cerveau n’est pas tous les jours prêt à entrer dans le projet à froid, vous allez développer un ensemble de ressources qui vous aideront à respecter le cadre que vous avez choisi de vous fixer.

    « Pour les jours sans ».

    Ça peut être un modèle de scène type à écrire quand rien d’autre ne se présente.

    Une simple structure du type « qui fait quoi et pourquoi c’est important ? » vous aidera.

    1. Définissez qui agit
    2. Décidez ce qu’il ou elle fait
    3. Décidez pourquoi c’est important pour ce personnage
    4. Rédigez la scène.

    Une autre ressource peut être d’avoir des scènes d’avance. Les jours où vous êtes particulièrement inspiré, au contraire, écrivez des scènes en rab. Vous n’aurez qu’à les ajouter au projet ou les échanger contre des jours « off », un peu comme des jokers.

    Je fais confiance à votre créativité et votre inventivité pour imaginer d’autres ressources à exploiter les jours où l’inspiration n’est pas facile.

    La seule contrainte que je vous demande de respecter c’est, une fois que vous avez choisi (j’insiste sur ce terme, c’est vous qui la déterminez) la régularité à laquelle vous désirez vous astreindre, de ne pas y déroger.

    Si vous aimez les défis, le Nano n’a commencé que depuis 5 jours. Il est toujours temps de vous lancer dans l’écriture de votre roman-en-un-mois.

    Et si vous faites déjà le Nano, j’espère que ces quelques astuces vous aideront à tenir le coup jusqu’au bout !

    (Retrouvez le contenu de ce CDD en vidéo sur votre réseau favori :
    https://www.tiktok.com/@accouch…/video/7298348077113478433

    https://www.instagram.com/reel/CzTtRyuIhED/

    https://www.youtube.com/watch?v=q5xDKRHEfIE)

    Bonne écriture,

    Anaël Verdier

    Si vous voulez travailler avec moi, vous avez trois options :

    1. Rejoindre le mastermind pour un accompagnement au plus proche de votre pratique
    2. Rejoindre la liste d’attente pour le prochain cycle d’accompagnement de projets (répondez à ce mail en m’expliquant sur quel projet vous bossez et ce que vous attendez d’un accompagnement)
    3. Réserver une séance individuelle (répondez à ce mail avec 3 propositions de dates et une rapide explication de ce sur quoi vous voulez bosser pendant la séance)

    ***

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