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Retrouver le chemin de la poésie au milieu de la fatigue et des flammes. Pleurer pour les Landes dévastées. Pour les pompiers tombés. Pour la folie politique qui poursuit son inexorable chantier d’anéantissement de l’humain.

À quoi veulent-ils nous réduire ? Ils voudraient avancer avec leurs œillères sans le peuple et ses exigences. Ils oublient que c’est le peuple qui les a mis là, le peuple qui a décapité les rois d’antan.

Mais le peuple est fatigué. Le peuple est zombifié par les algorithmes qui le maintient dans l’illusion que le monde entier est avec lui. Caisses de résonance autoréférentielles partout. Nous filtrons les flux de sorte à créer notre tapisserie d’infos idéales.

La mienne est faite de licornes et d’aphorismes sur l’art et sa pratique. Des choses importantes. Des choses qui ont du sens. L’algorithme du voisin est fait de revendications écologiques, celui du voisin d’images de foot et de pronostics pour guider ses paris, et ainsi de suite, de personne en personne, des flux d’informations qui ne se recoupent jamais.

Plus de culture commune. Plus de libraires. Plus de débat autour des mêmes problématiques. Comment le pourrait-on. Sans transcendance commune, ne reste que le culte de ma singularité. Souhaitable et en même temps, comment construit-on un projet commun à partir de ça ?

Vaste question.

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