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FOMO quand je ne suis pas avec la famille. J’ai l’impression qu’il va se passer un truc majeur (souvent tragique) et que je vais le manquer. C’est doublement absurde. 1) Ce que je manque c’est la vie quotidienne. 2) Je vais forcément manquer des choses maintenant qu’on est entrés dans le royaume de l’adolescence. Nos vies s’articulent désormais différemment. La parentalité évolue. 3) (ça ne relève plus des absurdités) Si je ne passe du temps sans eux, je ne suis pas en train de prendre du temps pour moi. Je ne suis pas en train d’avancer dans ma propre vie. Je me suis effacé pour être là. Mis en retrait. Rendu disponible. Trop, peut-être. Je suis désormais concentré sur mes objectifs éditoriaux. J’écris, je publie. J’entre dans mon plein épanouissement professionnel. Et de fait, les portes s’ouvrent et m’indiquent le chemin. Si j’étais encore dans la pensée magique, je dirais que l’univers me parle (full disclosure: je suis à fond dans la pensée magique). Je révolutionne aussi mes accompagnements. Je mets des mots plus précis sur la posture d’écriture qui fait la différence, sur le fait de canaliser le flow spontané, sur le fait d’accompagner l’émergence des idées, de mettre le savoir-faire technique au service du savoir-être qui fait plonger en soi et tirer les fils de la fragilité.

FOMO quand je ne mange pas en groupe. FOMO quand je ne reste pas face à la feuille. FOMO tout le temps, mais de missing out sur quoi, au juste ? La question n’est jamais vraiment posée. Pour remplacer cette peur abstraite et absurde, la remplacer par la clarté des vents qui me portent, des réalisations qui m’appellent, et rester concentré sur elles. FOMO de ne pas réaliser mes rêves, fussent-ils flous.

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