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La remontée s’est faite sans heurt. J’analyse ce qui a causé ma descente en premier lieu. Trop chaud ? Pas assez récupéré après une période d’intensité ? Grosse gueule de bois de vulnérabilité (cf. Brenée Brown) ? Trop poussé les limites de ma zone de confort ou passé trop de temps à sa frange ou trop endossé de responsabilités d’un coup ? Tout ça est possible. Peut-être juste la fatigue. L’abandon de mes routines. Une certaine dérive. Comme quand, sur un voilier, un courant commence à t’emporter et fout en l’air tous tes calculs, foire ton allure, te dévie de ton cap. Il faut se réajuster, recalculer, faire un point (« où je suis ? où je vais ? ») et réinstaller les routines. Les mêmes qu’avant, parce qu’il n’y a pas mille manières de piloter, mais il y a ce temps d’adaptation, cette nécessité de reprendre ses repères. Les avaries sont colmatées, le pont est nettoyé. C’est reparti. Où je suis ? Où je vais ?

J’ai fini de réécrire MP, je l’ai fait corriger, j’ai bénéficié d’un accompagnement à la recherche éditoriale, j’ai rédigé les lettres personnalisées pour les éditeurs, j’ai fait un premier envoi.

J’ai refait la couv de Sillage, j’ai préparé le projet dans BoD, je vais lancer la commande quand j’aurai pris le temps de bien lire les contrats.

Je m’occupe des ateliers. Je promeus le prochain atelier pratique. Je me penche sur le programme de l’été.

La fin du labo clown approche. Ça aura brassé pas mal de choses. Je me demande ce que j’en conserverai. Encore 2 semaines, puis ce sera l’heure du bilan.

J’ai fait quelques mises à jour administratives qui traînaient. Notamment, j’ai mis fin à mon activité de formateur pro. Je suis désormais artiste-auteur avant tout.

Je me prépare à réécrire le prochain projet. Entre les deux qu’il me reste, mon cœur balance. C’est surtout que ce sont deux chantiers relativement imposants, et que je voudrais finir l’un avant de commencer l’autre ; sauf que l’autre me semble plus proche d’un achèvement que l’un, mais je ne voulais pas entrer dans l’été avec celui-là encore sur ma table de travail.

À ce rythme, j’aurai tenu mon objectif de finir mes projets en attente à la rentrée.

Il faut que je m’occupe de l’argent, que j’ai trop délaissé.

Le lycée se termine la semaine prochaine. Il va falloir m’adapter à ça. Redéfinir mes horaires d’atelier en fonction.

Oui, c’est bien une charnière qui réclame une nouvelle routine. Un pas de plus dans cette nouvelle étape de ma vie où l’écriture et la publication reviennent au premier plan.

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