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Rien. Page blanche. Neurones en paillettes. Rêves de toi, la nuit dernière. Ce matin, brouillon. Café. Café. Verre d’eau. Café. Sucre. Café. Premières étincelles. Matière grise en ordre de marche. Première idée ? Ma lente ascension.

« Plutôt que de demander « est-ce que c’est moi ? », le système immunitaire demande « est-ce que c’est bon ou hostile ? » Applique cette idée à la relation que tu entretiens avec ton identité. Plutôt que de préserver ce qui serait « toi », demande-toi si ça te sert ou si c’est dommageable de continuer dans cette voie ». En écho, la remarque de MPSLB : « c’est bien d’être intègre, à condition de ne pas être fidèle à ses défauts ».

Remplace « défaut » par mauvaises habitudes, et ça ouvre un vaste champ de questionnement. Je suis en pleine mutation, je le vois aux actions que je pose. Dans ma tête, ça rame encore. Je me vois agir sans que tout le discours mental ne soit aligné avec ma nouvelle réalité. Elle ne cesse de me fasciner, cette latence. Aujourd’hui, j’ai le cerveau à deux à l’heure. Trop tendu, pas assez posé. Je n’ai pas fait mes pages du matin. Je n’ai plus de place dans mon Zap Book. Il suffit d’un gravillon pour que tout foute le camp. Je le sais, pourtant, que j’ai besoin de me rappeler constamment où je suis. Où j’en suis. Sinon, je me laisse balloter par les flots.

La routine m’est utile. Elle me solidifie. Je la fuis, parce qu’elle m’angoisse. Qu’est-ce que tu veux, je garde de vieux réflexes adolescents. Je mûris lentement.

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