Catégorie : Journal

Ici, c’est un journal de bord, un outil pour garder pied et garder le cap.

  • 5.7.23

    Après le chaos de l’année scolaire, l’apaisement des vacances estivales.

    La charge mentale s’effrite, ne laissant sur son passage qu’un sillage de miettes vite dispersées par la brise.

    Plus qu’un atelier et mon calendrier sera vide jusqu’en septembre. Un espace ouvert pour me reconnecter à mes projets. D’abord, finir Alfred. Je ne suis qu’à la moitié, qui est toujours un cap difficile à franchir pour moi, peu importe le projet, peu importe sa longueur ou sa complexité.

    Une fois que j’aurai franchi ce cap, ce sera plus fluide. C’est surtout psychologique.

    En août, je disparais dans les sommets pour mieux reparaître en Septembre, requinqué, j’espère, et plein d’idées pour les années à venir.

    Ces temps-ci, je rêve de fuite.

    Je m’invente de nouvelles carrières, de nouvelles destinations, de nouvelles envies, une nouvelle personnalité.

    Et puis je tombe par hasard sur ce livre qui, non sans ironie, se révèle être exactement ce que j’avais besoin de lire sans le savoir.

    Je ne suis pas sûr de pouvoir ni de vouloir apprendre à mieux « gérer » ma charge mentale. Je crois que ça me plaît d’être débordé. C’est mieux que de m’ennuyer. C’est aussi le signe que je tente des trucs. Parfois je ferais mieux de dire non mais la plupart du temps, je vis des aventures chouettes.

    Il y a des dégâts collatéraux, comme mon podcast, laissé en chantier en cours de route ou certaines amitiés pas assez solides pour survivre à mes tempêtes.

    Mais j’aime ça. Les tempêtes. Les sorties de tempête. Et l’œil de la tornade, ce moment comme maintenant, où tout semble apaisé alors que le chaos est là, juste là.

    Mes livres ressortent chez Vivlio Studio, c’est un grand honneur d’inaugurer cette nouvelle collection aux côtés d’auteurs aussi brillants.

    Tableau de bord du Projet Alfred

    Écrit : 51½/100

    Livré : 50/100

    Retard à rattraper : 13½/100

    Dehors : gris et petite pluie comme j’aime et une brise fraîche.

    Dans mes oreilles : le ventilateur de mon ordi.

  • Renaissance : Mes livres chez Vivlio Studio

    Renaissance : Mes livres chez Vivlio Studio

    Les livres ont beau être intemporels, ils gagnent en visibilité lorsqu’ils ont une « actualité ». Ça me paraît absurde d’associer la notion d’actualité et les histoires, mais c’est comme ça.

    Aujourd’hui Vivlio Studio ressort deux des histoires que j’ai produites pour Doors : Vanlife et Retour de Flamme.

    L’occasion de (re)plonger dans ces deux textes menés par des femmes indépendantes et déterminées, aux antipodes l’une de l’autre. Je ne suis pas sûr que Valentine et Emma s’apprécieraient si elles se croisaient.

    Sans doute parce que mon cerveau est allé au plus rapide quand j’écrivais, le jeune homme qui ravive la passion d’Emma dans Retour de Flamme s’appelle Valentin. J’ai écrit ces deux histoires dans un temps assez proche mais sans me rendre compte que j’avais réutilisé le prénom 🤦🏻‍♂️

    Et pour fêter le relancement, j’ai décidé d’abandonner mon pseudo. Ces histoires sont donc signées Anaël Verdier !

    Ce relancement se déroule en plein pendant l’écriture de mon plus gros projet à date alors je me débrouille comme je peux avec les annonces entre deux sessions intensives d’écriture.

    Il y a aussi un concours sur les réseaux sociaux pour gagner des livres.

    Et à la question « Puis-je lire les ebooks Vivlio Studio si j’ai une liseuse d’une autre marque ?« , on me répond :

    « Oui. Les ebooks ne seront pas vendus sur les boutiques Amazon ou Kobo, mais vous pouvez les acheter chez Vivlio et les importer dans votre liseuse, quelle que soit la marque. »

    C’est pas formidable ?

    En plus de mes livres, vous trouverez une vingtaine de titres des copines et copains de l’écurie Doors dans la collection Vivlio Studio.

  • 1.7.2

    Cap Horn.

    Les courants contraires créent les tempêtes et rendent la mer impraticable. Des morceaux de banquises dérivent du pôle Sud et menacent les navires. Sur l’île d’Horn, un albatros commémore les disparus.

    Les vacances scolaires débutent.

    Je retourne sur les réseaux. Je lis des articles sur les doutes des uns et des autres : à quel coût (personnel, émotionnel, intime) peut-on « vivre » de son écriture ? « vivre » d’une activité, c’est un sacré raccourci, cette expression. En vivre, c’est « gagner assez d’argent pour financer son mode de vie ».

    Pourtant, en « vivre », ça peut aussi être : S’épanouir. Donner sens à son existence. Trouver de la densité dans un monde qui va trop vite et reste trop en surface. Explorer. S’explorer soi, explorer ses relations, les possibles, différents avenirs possibles. Vivre de l’écriture, c’est peut-être bien autre chose qu’une question d’argent. C’est aussi faire de l’écriture notre rapport privilégier au monde. Vivre par l’écriture, c’est-à-dire qu’écrire nous offre un espace pour nous installer dans notre pensée, dans notre corps et nos aspirations.

    Vivre de l’écriture, c’est écrire tous les jours (ou presque), s’astreindre à une pratique régulière et exigeante qui, par sa difficulté même, nous permet de découvrir nos frontières et de les élargir.

    Je ne veux pas travailler. Je veux faire des efforts. Créer des choses. Inventer des manières d’être au monde. Me découvrir. Me rencontrer. Me surprendre. M’aimer, un peu. Me dépasser. M’amuser. Je ne tiens pas à traverser cette vie dans la douleur ou la contrainte. Je tiens à danser à la surface du monde, virevolter aussi bien dans la tragédie que dans la comédie. Je ne tiens pas en place. Je me sens alourdi par la sédentarité.

    J’ai eu 40 bonnes années. Je me suis amusé. J’ai fait ce que je voulais, avec une insolente indolence. Je suis à un stade où je suis sur un plateau. Je m’ennuie. Je m’ennuie avec moi-même. Je m’ennuie avec ce que je connais. Je veux ruer dans les brancards, prendre un avion et disparaître. La fuite comme système de survie. Je me sens engourdi, lourd. Trop de choses. J’ai accumulé trop de choses. Je rêve que ma vie tienne dans un sac à dos mais j’accumule. J’amasse. Des livres. Des films. Des livres. Des carnets.

    Je veux me réinventer. Disparaître. Changer de nom. N’avoir aucun passé. N’avoir aucune habitude. Ne plus savoir qui je suis, parce que si je ne suis personne, je peux être n’importe qui.

    Évidemment, tout ça c’est aussi parce que je suis dans le dur du projet. Au milieu du marathon. Dans le passage chaotique où il faut tenir le cap malgré la fatigue et la lassitude. Le retard commence à s’accumuler. Les stratégies qui m’ont permis d’arriver à ce point ne m’aideront pas à atteindre la prochaine étape. Il faut changer de méthode sans avoir le temps d’expérimenter ou de souffler. On ne s’arrête pas au milieu d’un marathon.

    Je dois me rappeler que j’aime ça. Ce rythme. Cette ambition. Cette nécessité de l’effort. C’est ce qui me fait le plus vibrer. Une forme d’adrénaline. Une forme de défi personnel. J’oublie simplement que c’est difficile et pas spectaculaire.

    Courage.

    Tiens-bon.

    Je me motive.

    Je passe d’un excès à l’autre. Excès de production. Excès d’abrutissement.

  • 28.6.23

    Faire le vide pour faire de l’espace.

    Faire le vide pour y voir clair.

    Se débarrasser du superflu et du trop-plein accumulé par inertie et par paresse.

    Vider n’est pas facile. Les objets ont cette faculté à peser dans l’imaginaire : « je pourrais en avoir besoin » ou le sentiment nostalgique des circonstances dans lesquelles l’objet est venu à nous. Ou cette forme de nostalgie étrange qui consiste à regretter un usage qui n’a pas eu lieu.

    On a investi de l’imaginaire dans nos objets. On s’est projetés. Ils sont arrivés dans notre vie comme une bonne idée. On s’est projetés les utilisant. Et parfois cet usage n’a pas eu lieu. L’objet s’est retrouvé remisé. Pour une raison ou pour une autre, on l’a posé là et oublié. Les habitudes, parfois, sont dures à secouer, et ce nouvel objet n’a pas su les supplanter.

    Mais on reste attaché à ce qui aurait pu être. L’organisation qu’on aurait pu avoir. Les plat qu’on aurait pu cuisiner. L’histoire qu’on aurait pu lire. Les soirées qu’on aurait pu vivre. Qu’on pourrait encore vivre, avoir, cuisiner, lire… si seulement on s’y mettait. Si seulement on prenait l’habitude de ranger les documents dans les porte-documents au lieu de les entasser sur un coin de bureau.

    C’est illusoire.

    Le coin de bureau offre une praticité et une immédiateté que les bannettes n’ont pas. On se rend compte que l’on peut être organisé sans respecter les systèmes de classement. La règle ? que ce qu’on utilise le plus souvent reste à portée de main. Que l’urgent soit visible. Que les archives soient … quelque part.

    Je ne suis pas très attaché au passé mais je suis attaché à ce qui pourrait être.

    Faire le vide s’avère difficile pour moi parce que cela demande de couper les fils de mes vies possibles. J’essaie de me rappeler que c’est pour mieux ouvrir de nouvelles portes. Faire le vide offre de l’espace. Quand l’intérieur déborde de choses, l’intériorité étouffe. Elle se sclérose.

    Je rêve de mettre le feu à tout et de prendre le large. Juste pour retrouver le sens de l’espace et du possible. Rien de pire à mon cœur que de vivre une vie étriquée. Mais l’inertie est une force qu’on néglige trop et le côté étriqué de l’existence nous rattrape vite.

    Ma mère m’a demandé l’autre jour : « tu en as marre des contraintes ? »

    Ce ne sont pas les contraintes qui m’écrasent. C’est le repli de mon âme.

  • 24.6.23

    Saint Jean-Baptiste. Pensée à mes chums québécois. Bonne fête du Québec !

    Je suis reposé. J’ai la maison pour moi pour trois jours. L’école est finie, ce qui veut dire : plus de réveil pendant 2 mois !

    Mon corps va retrouver son rythme.

    Ce blog est l’endroit où je construis ma pensée. Je réfléchis. Je vois mes idées. Je teste des choses.

    Hier, j’ai eu une très puissante séance d’accompagnement d’écriture à propos des carcans dans lesquels la honte nous fait parfois enfermer nos idées. J’ai travaillé là-dessus quand j’ai publié mes premiers textes érotiques. Il y avait quelque chose de l’ordre de l’autorisation que l’on se donne à soi-même d’aller là où un certain sens de la bienséance nous empêche d’aller. Le sens de la bienséance est une connerie, bien sûr. Pour l’humain et pour l’auteur. La bienséance c’est l’outil qui nous maintient dans le convenu et le confortable, dans ce que l’on connaît, dans le familier.

    Le travail créatif, artistique, est tout sauf bienséant. Quand il est bienséant, il est oubliable. Je ne dis pas qu’il faut choquer. Choquer, c’est une autre manière de se protéger de soi-même. La singularité d’un artiste vient lorsque sa voix s’exprime. Lorsqu’il ou elle réussit à exposer les parts de son humanité qui sont les plus authentiques (pas les plus spontanées, je ne crois pas à la valeur de la spontanéité).

    L’authenticité d’un rêve, d’une peur, d’un espoir, d’une colère, d’une indignation, d’un émerveillement, la sincérité et la justesse des sentiments, comme dans le climax de ce dernier épisode de Staged… wow. La puissance de ce moment, un moment tout nu, fragile, qui n’est encombré d’aucune fioriture. Juste deux hommes et leur vulnérabilité.

    Parfait.

    Ce que j’écris en ce moment n’aura pas cette dimension. C’est un travail de commande. C’est un travail plus commercial. Il y a de la place pour ce travail-là aussi.

    Alfred : rien n’a bougé depuis hier.

    Outside : il fait chaud, les rues sont vides. Je redescend dans mon deep work. See you on the other side.

  • 23.6.23

    Dormir aide.

    Il y a un cycle qui s’installe : je bosse 12-13 heures par jour pendant 4-5 jours. Je m’effondre. Je dors pendant deux jours. Je redémarre. À peu près. C’est plus nuancé que ça mais c’est assez proche de la réalité. J’essaie de conquérir plus d’endurance. De faire durer plus longtemps ma capacité à tenir. Parce que je ne supporte pas l’idée d’avoir des limites. Parce que je déteste l’idée d’une vie équilibrée — plate, beige.

    Je continue, chaque jour, à me demander ce que je veux faire de ma vie. J’essaye de me représenter l’échelle de temps qui s’ouvre devant moi. Sauf accident majeur de la vie, il me reste quarante bonnes années. Soixante si je fais quelques efforts pour assurer ma longévité. Vivre 100 ans, ce serait fun.

    Disons quarante.

    J’ai regardé les vingt dernières années. Il y a vingt ans je finissais juste mon premier diplôme, une maîtrise de philo que je ne comprends toujours pas avoir eue. Je veux dire… je n’ai fait aucun effort. Bref. Je n’avais encore rien publié. Je ne savais même pas que le CEEA existait. J’étais de retour en France depuis à peine un an. Honnêtement, je ne pensais pas y rester si longtemps.

    Le monde était ouvert, une gigantesque opportunité, un espace à explorer et conquérir.

    Mes projets n’étaient pas très différents d’aujourd’hui mais je n’avais ni l’expérience, ni la technicité pour les réaliser. Écrire était un rêve, pas un vrai projet avec une échéance et un cahier des charges et une méthodologie solide pour l’accompagner.

    Vingt ans. Il s’est passé tellement de choses, j’ai vécu tellement de vies pendant ces deux décennies.

    Me dire que j’ai la même richesse sous mes roues m’exalte !

    Quand je me demande ce que je veux pour mes vingt prochaines années, il y a beaucoup de « je ne veux pas ça » et peu de « je veux ».

    Je ne veux pas que mes conversations portent sur les travaux et aménagements de ma maison. Je ne veux pas penser à ma maison. Je veux y dormir, y manger, y travailler et ne pas y penser. Je dis ça parce que je remarque beaucoup de conversations comme ça aux terrasses de café. Des conversations qui portent sur les matériaux, la couleur des peintures, les aménagements paysagers et les aménagements intérieurs. J’ai l’impression que les gens jouent aux sims avec leur vie.

    Je ne veux pas penser à mes vacances. Je ne veux pas que ma vie soit partagée entre « vacances » et « non-vacances ». Je veux qu’elle soit fluide. Si demain je ne veux pas travailler, je ne travaille pas. Si je veux partir un mois avec mon projet, je pars un mois et j’embarque mon projet.

    Je veux continuer à naviguer ma vie et mes projets selon mes propres règles et mes envies. Nomade de corps et de cœur.
    Je veux m’immerger dans mes projets. M’investir dans la réalisation de mes idées.
    J’ai vécu beaucoup des choses que je voulais vivre. En fait pendant cette première moitié de vie, tout ce que j’ai voulu vivre, je l’ai vécu. J’ai eu vingt années d’une richesse inouïe. Je veux vingt années encore meilleures !

    Et comme le temps a passé, que mes envies ont bougé — et que je ne sais pas encore complètement comment elles ont bougé — ça me prend un peu d’ajustement et de temps de savoir exactement ce que je veux maintenant, ce que je veux construire et comment.

    Alors comme à chaque fois je compare. Pas ce qu’untel a par rapport à ce que j’ai. Non, je compare les projets de vie : je me dis untel parle de sa maison et s’investit dans sa nouvelle cuisine. Est-ce que je veux ça ? Est-ce que ça me fait tripper ? Clairement, non.

    Ou untel dit qu’il faut de l’équilibre dans la vie. Est-ce que je veux de l’équilibre ? Qu’est-ce qu’il y a derrière cette question d’équilibre ? Une forme de sérénité et de sécurité. Est-ce que je veux de la sérénité et de la sécurité ? Une part de moi, oui, mais c’est à quel prix ? Est-ce que je peux apprendre à me contenter d’un besoin de sécurité moins important et en retour gagner plus de liberté ?

    Moi c’est mon truc, la liberté. Cette capacité à décider chaque jour de la manière dont je vais occuper mon temps. Peut-être que je vais décider 90% des jours de m’asseoir devant mon ordi pour coucher des mots sur un écran. Mais je vais le faire sciemment et par choix. Pour certains, la liberté passe derrière la sécurité. Ils disent « l’argent me rend libre » mais c’est uniquement parce que l’argent les libère de leur peur de manquer. Moi qui n’ai pas autant peur de manquer, je peux me sentir libre sans argent. J’utilise l’argent parce que c’est une conversation que j’ai beaucoup entendue ces derniers mois. Ça fonctionne avec le couple (quelle aberration que cette notion), avec la famille, avec le statut, avec la politique, avec la religion, avec tout ce qui nous définit.

    Enfin, je dis la liberté. Je crois que c’est la réalisation de projets. Je crois que ce qui me botte c’est de partir d’un ensemble de contraintes et de devoir créer quelque chose. Je crois que ça c’est ce qu’il y a de plus important pour moi. Mais oui, la liberté créative. Le fait que les contraintes ne soient pas étouffantes.

    C’est ce que j’apprécie avec l’équipe derrière Alfred, c’est la liberté créative dont je dispose et la fluidité de la relation. C’est souple, c’est clair, c’est simple, c’est efficace, il y a une communication claire et directe, ils savent ce qu’ils veulent et ils savent le dire et je sais l’apporter.

    Par moments je freine sur ce projet parce que je n’ai pas envie que ça s’arrête. Rox m’a dit récemment « je ne t’ai pas vu autant épanoui depuis longtemps ». Ça m’a frappé parce qu’intérieurement c’est une lutte quotidienne. Contre les échéances, contre les doutes, contre la fatigue, pour trouver les mots, pour les agencer, pour tenir les fils des intrigues et des personnages, les émotions, l’univers, et le reste.

    Et en même temps c’est exactement ce que je veux : résoudre ces problèmes-là. Être aux prises avec ces considérations et ces défis.

    C’est ça, la grande question de l’existence : quels sont les problèmes que je veux résoudre ?

    Les gens aux terrasses veulent résoudre des problèmes domestiques et diplomatiques. Ils parlent de politique de bureau et de pergola.

    Je veux faire mon métier, ce métier formidable que j’ai choisi, qui me permet de passer beaucoup de temps seul et dans le silence, qui me permet de passer beaucoup de temps à écouter et raconter des histoires, parce que les histoires sont le meilleur moyen pour moi de faire sens du chaos et de faire sens du monde.

    Anyways. J’ai dormi 2 jours. Je suis d’attaque pour mon prochain sprint intensif.

    Alfred : livrable -> 45/100 | écrit -> 50/100