44.136

Écrit par

dans

Ce qui me réjouit aujourd’hui, c’est cette pluie fine dont la mélodie apaise mon esprit et réjouit mon corps. C’est la saveur noisettée du café brûlant dans le fond de mon palais. C’est le souvenir des moments partagés, hier. Je me réjouis aussi du travail accompli et de celui qu’il me reste. Ces photos de Hong Kong (#goal). Le burger que j’ai mangé hier midi, sur l’herbe, pendant qu’une campagne photo pour un restau local était en train d’être shootée. Je relis Thoreau. Je chine dans les friperies. Pour continuer de me réancrer. Et, j’avoue, je recommence à lire du développement personnel. C’est comme un shoot d’adrénaline. Un boost artificiel. Mes instants de solitude sont trop courts, et j’ai beau abattre les contraintes et m’occuper des trucs (admin, boulot, suivi médical des uns et des autres, maison, les articulations de la vie, quoi), il y en a toujours de nouveaux qui viennent s’ajouter. C’est comme ça que cette société nous épuise, en empilant toujours plus de missions sur nos têtes. Ça grignote l’espace qui nous permet de penser et de créer, ça étouffe la petite voix de notre justesse intérieure et nous nous demandons pourquoi nous sommes stressés, malades, irritables, frustrés. Charge à nous de simplifier à outrance, de réduire les espaces de friction superflus au minimum, sans jamais nous laisser happer par l’illusion que leurs urgences sont les nôtres. La vie, notre vie, est trop importante et trop courte pour la laisser être bouffée par les ambitions et les problèmes des politiciens, des mégacorporations et des haters. C’est un défi de danser entre les faisceaux lasers de leurs robots stupides, mais si nous ne le relevons pas, c’est notre essence qu’ils s’approprient, ne nous laissant qu’une enveloppe vide pour traverser les années en nous gavant de leurs contenus cognitophages. Créer plus que se plaindre. Le monde change, c’est la vie. On s’adapte ou on meurt. Ça ne veut pas dire qu’il faille tout accepter, ne pas résister, mais se crisper sur l’existant, s’accrocher à ce qui n’est plus, n’a pas de sens.

Plus de publications