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Déconnecter. De soi. Du monde. De l’omniprésence des stimulations, des autres, des exigences du monde. Oublier les luttes en cours dans le monde. Ecouter la nature. Le vent, le tonnerre sur la montagne, le chant des criquets. La lenteur. Rien ne presse. Les humains peuvent bien s’agiter, le temps minéral se compte en millénaires. Elles en ont passer, des folies, ces silhouettes dessinées dans le contre-jour de l’horizon. Leurs visages ont changé, mais elles restent, posées, tranquilles, vivantes. Dans leur présence, on se rappelle de l’importance toute relative de nos préoccupations.

Vivre ici ?

Partout où je suis, je trimballe mon esprit cabossé, mes ambitions grippées, mes bizarreries et mon indifférence face à la course du monde.

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