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Faire l’amour à la nature. Marcher. Respirer. Sentir la ville s’arracher à mes poumons. Le vent chasser les mauvaises particules, la pluie laver le stress, et les cloches des vaches, les cloches des vaches comme la lumière d’un phare pour me repérer dans le brouillard. Quelques fleurs, quelques cailloux, quelques brins d’herbe, les chemins d’hiver tracés dans la terre. Au retour, de l’eau plein les cheveux, quelques quintes de toux régénératrices, et le dos un peu fatigué. Hum. Il faudra veiller à ça, ajouter de nouveaux étirements à ma routine du réveil. Les mots sortent paresseusement de leur léthargie. Mes idées encore encombrées du bruit de la rentrée et des responsabilités du travailleur indépendant (indépendance = liberté = responsabilité). Petit à petit, le silence, l’air pur, la hauteur prise littéralement et symboliquement sur le monde de tous les jours (passer du niveau de la mer au niveau de raréfaction de l’oxygène peut avoir cet effet là), apaiseront la cacophonie. Même si je me trimballe partout où je vais, j’ai bon espoir de me foutre un peu la paix cette semaine et de pouvoir apprécier de, juste, être là.

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