Dimanche. Les cloches résonnent dans la ville, vestige d’une tradition désuète. L’appel de la montagne grimpe en intensité. Les souvenirs ne sont pas chargés de la même émotion que les événements qui les composent. Pas de musique. Comptes d’apothicaire : ça ira. Ça va tirer, mais ça ira. Lecture décevante ce matin. Autocentrée, et qui revendique son autocentrage. Et puis une espèce de fausse conclusion qui justifie le foirage narratif. Quelques idées jetées en vrac dans un shaker ne font pas une bonne histoire, n’en déplaise à ce monsieur. C’est comme si je prétendais que ce blog était autre chose qu’un fourre-tout de mes humeurs. Mais bon, on ne peut pas toutes les réussir, et on produit ce qu’on peut quand on est en crise existentielle.
Allez, c’est dimanche et mes courbatures me réjouissent. Utiliser son corps, il n’y a rien de mieux dans cette civilisation virtuelle. J’ai hâte d’achever de me sortir de l’inertie qui m’englue encore. J’ai hâte de jaillir de l’autre côté de ce tunnel de lutte interminable.