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Après avoir liquéfié, la brise fraîche me glace. La musique m’isole. Mon calendrier, à ma droite, couvert de rectangles fluos qui scandent les rendez-vous de l’été. Échéances, ateliers, livres à finir, famille à visiter. Après le rush de juin et une semaine de récupération bienvenue, j’aborde la deuxième moitié de l’année avec sérénité. Reposé, les neurones disponibles, je dessine les contours d’une pratique à expérimenter : ramener du zen, ramener du corps, me concentrer sur la pratique comme véhicule d’éveil, comme espace de croissance et de méditation. Pleine conscience. Présence fine. À l’écriture. Au dessin. Au rangement. À la marche. Prendre appui sur la pratique pour consolider mon intériorité que je sens fragile depuis quelques mois (semaines ?). La pratique, c’est quelque chose qui n’est jamais acquis, que l’on répète et à quoi l’on se confronte de façon récurrente. Pour l’instant, remplir un dossier d’aide à la création pour espérer respirer et pouvoir créer sans pression matérielle. Ensuite, accompagnements, atelier, clown. Les semaines se remplissent avec fluidité. Bientôt, je vais devoir recommencer à dire « non » aux nouvelles opportunités qui se présenteront. Je serai à pleine capacité. Déjà, il me reste peu de marge.

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