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Les corbeaux du quartier me réveillent comme s’ils m’appelaient à me relever d’entre les morts. Le corbeau, c’est le symbole du rappel à soi. S’arracher à la léthargie et remonter en selle. Traverser la brume, recouvert de lichen et de boue, et émerger de l’autre côté, défait peut-être, victorieux peut-être, cabossé, mais régénéré.

L’été n’est pas ma saison. L’automne et l’hiver me tendent leurs bras. Dans la fermeté de leur embrassade m’attend mon évidence. Les mots, que les grandes chaleurs avaient fait fondre, se reforment. Ils émergent du magma fondu auquel l’été les a réduits. Fragiles encore, incomplets, ils dessinent les premiers contours de sens de la saison à venir.

Tout reste à découvrir et à vivre, rien n’est figé. J’irai là où le vent me portera. Qu’est-ce que c’est réjouissant !

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