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  • Artiste

    Artiste

    Artiste, c’est sérieux, solide, organisé, les pieds plantés dans le sol, les yeux sur la ligne d’horizon.

    Artiste, c’est sortir de la consommation, plonger dans les abysses et remonter les mains pleines de limon à sculpter.

    Artiste, c’est voir un autre monde, voir entre les lignes de force de l’existence, c’est se sentir là et là-bas, maintenant et demain, dans cette dimension et dans les autres, chaman, magicien, alchimiste, tout à la fois.

    C’est loin de la dispersion et du dilettantisme. C’est loin de l’urgence factice de la société des shitty jobs, de la productivité élevée en culte. On arrête de faire pour faire. On crée pour dire. On crée pour fouetter. Réveiller le public. Le ramener à sa mortalité, à la puissance de son existence.

    Artiste, c’est s’ouvrir la peau et déverser le contenu de ses tripes pour que le monde s’y reconnaisse. C’est le faire avec une telle maîtrise que non seulement l’on survit, mais on se redresse plus solide et plus fort qu’avant de s’ouvrir le bide. Samurai moderne, on suit un code de conduite strict. Rigueur existentielle pour ne pas oublier de rester présent à toutes les intensités, à tous les doutes, à toutes les peurs, à toutes les envies, à tout ce qui fait la vibration de la vie.

    Vivre et ne pas fuir. Brûler les parchemins bouddhistes qui prétendent que le désir est une source de souffrance, alors qu’il est source vitale. Brûler les manuels stoïciens qui se blindent contre l’émotion, les appels épicuriens à l’équilibre. Plonger au contraire dans l’excès non pas de la fuite dans la gratification immédiate mais de l’intensité vécue sans armure. Vivre, quoi. Jubiler et savourer d’avoir le cœur battant et les veines brûlantes.

    Hurler, pleurer, rire d’euphorie, rager, plonger encore et encore et encore et encore vers ce qui nous démultiplie. Accueillir à bras ouverts l’altérité qui nous amplifie. Jeter au fossé celle qui nous diminue. Rester aveugle aux langues fourchues qui veulent imposer leur dogme étouffant sous couvert de certitudes et d’absolus arbitraires. Ouvrir les yeux sur sa propre justesse. Plonger dans une existence qui ne soit que la nôtre.

    Vivre !

  • Aventure cosmique

    Aventure cosmique

    Cette existence n’est rien qu’une grande aventure cosmique. À quel moment, elle nous fait peur ?

    On plonge, on surfe, on se laisse guider par les forces qui nous traversent, dépouillé du souci de préserver les apparences. Les trophées ne m’intéressent pas : les jurys sont corrompus par leur vision du monde et de leur discipline. Si je reçois des médailles, ce sera par accident. Je n’ai pas besoin de me définir par rapport à mes pairs, je n’en ai aucun.

    Je trace une route qui ne ressemble à aucune autre. Je ne fais la course qu’avec la mort. Mon objectif : défricher un maximum du terrain avant qu’elle n’abatte sa faux sur ma nuque. Je veux partir hilare, fier de la profondeur à laquelle je serai descendu, vieux en âge, plus frais et curieux qu’un bébé qui vient de naître.

    C’est parfois vertigineux de voir tout le chemin déjà parcouru, toutes les épreuves surmontées et celles qui ont plombé le réel, et de me dire qu’il reste encore le double à faire, avec le même degré de puissance et d’intensité. Ce vertige, il m’excite. Viens, plonge avec moi, on y va. Ça sera beau parce qu’on ne fera rien comme eux. On s’en fout de leur modèle étouffant, on invente le nôtre.

    Une année se termine, qui a été pleine de trucs un peu dingues, pleine de nouvelles questions et de nouvelles réponses, pleine de combats et de grandes victoires. Pas de grosse défaite, cette année, mais une progression droite, solide, ancrée.

    L’année prochaine, je change de vitesse, j’accélère et je prends les virages en dérapant. Il est temps de lâcher les chiens.

    Photo de Greg Rakozy sur Unsplash

  • Horizon ascension

    Let’s go!

    Je gravis les pentes qui m’élèvent vers moi-même. Rien n’est impossible à ma volonté. Je renforce ma capacité à ressentir, à supporter. Il reste la meilleure moitié de ma vie à vivre. Ancré dans ma puissance, je vais abattre les cloisons les unes après les autres. Plus libre et léger que jamais.

    Je m’envole, vous restez dans ma traînée. Plus jamais down. Plus jamais découragé. J’endosse mes paradigmes sans chercher le prosélytisme. Regardez bien, ça va aller très vite. Un flash stroboscopique devant vos yeux fatigués. C’est moi, propulsé par mon ambition et ma vision. Je ne m’arrête plus. Pas le temps d’hésiter. C’est l’heure de couper les branches excédentaires.

    À quoi bon vivre si c’est pour n’être qu’à la moitié de ses capacités ? Y a rien qui justifie de tolérer sa propre médiocrité. Je ne m’occupe pas des tristes et des fatigués, de ceux qui ont admis leur défaite et qui se sont mis à vivre par défaut. Je les laisse vivre par procuration pendant que je travaille à construire ma grandeur.

    Chaque montagne gravie en dévoile une nouvelle, l’ascension n’a pas de fin. Jamais je n’arriverai, parce qu’il y aura toujours un nouvel horizon à conquérir.

  • [CDD] Ce qui m’attriste le plus pour les auteurs

    [CDD] Ce qui m’attriste le plus pour les auteurs

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    Mes articles vous plaisent ou vous aident ? Mon podcast vous fait avancer ? Mes contenus existent grâce à votre participation. Vous pouvez soutenir leur création en m’offrant un café ☕️ ou en m’envoyant vos questions d’écriture.

    Il y a une croyance qui me remue le bide à chaque fois que je l’entends chez un auteur que j’accompagne. C’est l’idée que l’on doive se ranger dans un camp :

    • Architecte ou jardinier
    • Planificateur ou improvisateur
    • Cerveau droit ou cerveau gauche
    • Auteur de tel genre ou tel autre
    • Défini par tel style ou tel autre

    L’on aime bien catégoriser. Cela nous rassure en gommant une part de l’incertitude qui nous angoisse tellement.

    Et catégoriser, c’est très bien pour, disons, aider un lecteur à comprendre le livre qu’on lui propose. Ou pour offrir des quiz sur Internet, dont on pourra ensuite diffuser le résultat sur les réseaux sociaux.

    Ça l’est beaucoup moins pour fluidifier la créativité.

    La créativité se nourrit de curiosité, d’agilité, de ponts tirés entre les différentes parts de soi, de facilité à jongler avec tous les outils qui sont mis à notre disposition.

    On peut choisir de dessiner seulement en noir et blanc, parce que cela nous offre l’opportunité de travailler, par exemple, la valeur du trait et les ombrages, mais dire « je suis un dessinateur de noir et blanc », cela nous coupe toutes les nuances que la couleur pourrait apporter à notre dessin.

    Il ne s’agit pas de tout faire, mais de cultiver l’envie d’aller voir « comment c’est quand… »

    Comment c’est quand je tords le langage ?

    Comment c’est quand j’écris un huis clos ?

    Comment c’est quand je construis une épopée ?

    Comment c’est quand je joue avec des personnages qui me ressemblent trait pour trait ?

    Comment c’est quand mes personnages n’ont pas le même sexe, pas le même âge, pas les mêmes passions, et des valeurs opposées aux miennes ?

    Comment c’est quand j’écris à partir de ma vie ? À partir de celle de mon voisin ?

    Comment c’est quand j’invente de toute pièce au point de me demander d’où tout ça sort ?

    Comment c’est quand j’écris le matin ? Quand j’écris la nuit ? Le midi ? Par tranches de cinq minutes ? Par blocs de 5 heures ? Pendant une nuit blanche ? Des histoires longues ? Des histoires courtes ? Des histoires très courtes ? Tellement courtes qu’on ne sait pas dire si ce sont vraiment des histoires ?

    Juste ça, « comment c’est, quand… »

    Cela demande de s’affranchir de l’attente d’un résultat et de concentrer son attention sur autre chose.

    On pourrait dire qu’elle se concentre sur le plaisir d’écrire, sur la jouissance du texte, sur la dégustation des états de l’écriture, mais ce serait incomplet.

    L’attention, quand elle est nourrie par la curiosité, se concentre sur le sens des possibles. C’est une expansion de son champ d’écriture mais aussi une expansion de soi.

    On arrive à se surprendre soi-même : « wow ! je suis capable de faire ça ?! »

    Dans cet espace de surprise, c’est un peu de notre rigidité qui s’effrite. Et si j’étais plus vaste que ce que je croyais ? Et s’il n’y avait pas de limite à ce que je peux m’autoriser ?

    Et si c’était là, justement, dans cette exploration des frontières arbitraires par lesquelles je me définis, et par le fait de pousser plus loin l’exploration de moi-même, là justement que naissaient les œuvres d’art ?

    Il y a des livres confortables. Ceux que l’on se sait capable d’écrire, parce qu’ils correspondent à l’auteur que nous pensons être. Ces ont des livres impeccables, très maîtrisés, d’une technicité au cordeau.

    Et puis il y a les livres vrais. Ceux que l’on doute d’avoir su écrire, ceux qui nous maintiennent sur le cordeau de notre sensibilité et de notre vulnérabilité, ceux qui se nourrissent de notre curiosité et nous posent des défis que seule notre créativité la plus débridée peuvent résoudre.

    Quand je parle de créativité débridée, je ne parle absolument pas de grande imagination. Ça c’est un raccourci cognitif qui évite de se confronter à la bonne question. La créativité, ce n’est pas la faculté d’imagination, c’est notre faculté à trouver des solutions sur-mesure à des problèmes qui semblent insolubles.

    Cela peut être aussi simple que de changer une tournure de phrase. Ou un décor. Ou de penser son roman comme un bouquet plutôt que comme une chronologie. Ou de trouver une manière de restituer un accent régional.

    Oui, tous ces exemples viennent d’auteurs avec lesquels je travaille ou ai travaillé.

    Notre travail n’est pas d’appliquer des techniques. Il n’est pas non plus de prendre position face à telle ou telle approche méthodologique.

    Bien sûr, certaines nous viendront avec plus d’aisance. Certaines nous paraîtront évidentes et seront un match instantané. D’autres nous demanderont plus de travail et nous paraîtront plus laborieuses. Certaines réclameront un effort qui nous semblera plus important. Certaines nous sembleront vides de sens.

    Notre travail est de ne pas nous arrêter à ces sensations mais de simplement les observer. De dire « d’accord, voilà comment ça me fait réagir quand j’aborde le projet de cette façon-là », et de continuer le travail.

    Parce que si l’on ne sait jamais par où viendra la solution à un problème créatif, notre intuition sait nous guider. Si elle nous dit « change de modalité de travail », nous devons l’écouter.

    Mais sa voix n’est pas plus élevée qu’un murmure tandis que les doutes, les râleries, l’angoisse du perfectionnisme, la rigidité des apprentissages (du « c’est comme ça que ça doit être fait), la peur du jugement des autres si l’on s’autorise à écrire ça, toutes ces voix s’expriment plus fort.

    Il faut donc apprendre à ignorer la cacophonie pour mieux discerner la voix délicate qui sait, qui sent, même quand ce qu’elle a à nous dire ne nous plaît pas, même quand ce qu’elle nous souffle signifie qu’il va falloir redoubler d’efforts, rencontrer de nouveaux espaces d’incertitudes, aller au contact de notre vulnérabilité, assumer notre singularité.

    C’est cet apprentissage du discernement que je vous propose à partir du 12 décembre, au cours d’un cycle d’ateliers d’un genre un peu différents :

    • 8 séances préenregistrées d’écriture guidée : pendant 8 de 12 semaines, vous recevrez un enregistrement dans lequel j’accompagnerai votre écriture. Vous serez invité à écrire en m’écoutant, 5 fois par semaine, 5 fois la même guidance.
    • 12 séances d’intégration en groupe. Une fois par semaine, nous échangerons sur votre pratique, vos séances, les sensations qui auront émergé, les questions que cela soulève, et la manière dont vous pouvez intégrer cette expérience à votre pratique en général

    Vous développerez votre curiosité et rencontrerez vos espaces de résistance autant que vos espaces de confort.

    Vous affinerez votre discernement.

    Vous apprendrez à dissocier vos états pendant l’écriture du jugement que vous portez sur votre pratique.

    Vous apprendrez à renforcer votre présence à l’écriture tout en cultivant une juste distance par rapport au texte.

    À l’issue de ces 12 semaines de pratique, vous aurez gagné en expansion. Votre créativité sera moins rigide, plus libre de vous surprendre.

    Vous gagnerez en curiosité et en discernement.

    Votre écoute de votre intuition sera plus fine.

    Vous garderez accès aux modules et pourrez ainsi poursuivre vos explorations en solo aussi longtemps que vous le souhaiterez.

    Les 8 sessions guidées vous permettront d’explorer 8 modalités d’écriture différentes qui sont autant de piliers sur lesquelles asseoir solidement votre pratique.

    Pour cette première cohorte, puisque je vais la construire avec vous et que vos retours me permettront de l’améliorer, le tarif sera de 397€.

    Et si vous vous inscrivez avant le 30 Novembre (la formation commence le 12 Décembre), économisez 100€ de plus en profitant d’un tarif avancé de 297€.

    Je travaille encore à la page de présentation et au lien de paiement. Vous pouvez vous inscrire par retour de mail, je vous donnerai tous les détails.

    Si vous avez des questions sur le contenu de ce mail ou sur la formation, cliquez simplement sur « Répondre » 😉

    Anaël Verdier

    PS : Le 12 décembre commence une nouvelle formation destinée à construire votre confiance dans le processus créatif. Vous y explorerez plusieurs formes de scènes et ferez connaissance avec touuuuuuuus les états qui peuvent surgir pendant vos sessions d’écriture. En vous inscrivant avec le 30 novembre, vous économisez 100€ sur un tarif déjà réduit (c’est la première cohorte, on va le construire ensemble).

    PPS : le Mastermind offre un espace d’accueil de votre écriture et d’exploration guidée de vos projets. Vous y rencontrez d’autres auteurs et normalisez l’acte d’écrire et ses étapes. Vous y trouvez de l’écoute en période de doute et des outils pour retrouver le fil de vos projets. Vous y recevez un accompagnement sur-mesure pour explorer les modalités de votre écriture et prendre vos marques à l’intérieur de votre quotidien d’auteur, où que vous en soyez de votre parcours. Et quand vous ne doutez pas, que la confiance est au rendez-vous, vous y recevez de quoi consolider votre pratique et votre méthode d’une manière qui vous ressemble et vous convienne.

    *** *** *** ***
    Si vous voulez travailler avec moi, plusieurs options :

    1. Découvrez l’intégralité des formations Une Page à la Fois sur cette page. Les accompagnements en direct ne s’y trouvent pas.
    2. Si vous êtes sensible aux décors, apprenez comment ils peuvent vous ouvrir les portes de votre intrigue et de vos personnages. En vous concentrant sur les détails d’un lieu, vous pouvez donner vie à toute une histoire.
    3. Le mastermind s’adresse aux auteurs qui veulent apprendre, par la pratique, avec les contraintes de leur vie, sans faux-semblants ni fantasmes des conditions idéales de l’écriture. Une page à la fois, vous apprendrez à reconnaître les étapes de votre processus créatif, et vous les apprivoiserez.
    4. Si vous préférez entrer dans l’histoire par les personnages, apprenez comment leurs paradoxes, plus que n’importe quel élément de caractérisation visible, leur permettra de laisser une trace indélébile dans l’imaginaire de vos lecteurs.

    Et toujours mon podcast et ma chaîne Youtube pour explorer votre relation à votre écriture.

    ***

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    Et catégoriser, c’est très bien pour, disons, aider un lecteur à comprendre le livre qu’on lui propose. Ou pour offrir des quiz sur Internet, dont on pourra ensuite diffuser le résultat sur les réseaux sociaux.

    Ça l’est beaucoup moins pour fluidifier la créativité.

    La créativité se nourrit de curiosité, d’agilité, de ponts tirés entre les différentes parts de soi, de facilité à jongler avec tous les outils qui sont mis à notre disposition.

    On peut choisir de dessiner seulement en noir et blanc, parce que cela nous offre l’opportunité de travailler, par exemple, la valeur du trait et les ombrages, mais dire « je suis un dessinateur de noir et blanc », cela nous coupe toutes les nuances que la couleur pourrait apporter à notre dessin.

    Il ne s’agit pas de tout faire, mais de cultiver l’envie d’aller voir « comment c’est quand… »

    Comment c’est quand je tords le langage ?

    Comment c’est quand j’écris un huis clos ?

    Comment c’est quand je construis une épopée ?

    Comment c’est quand je joue avec des personnages qui me ressemblent trait pour trait ?

    Comment c’est quand mes personnages n’ont pas le même sexe, pas le même âge, pas les mêmes passions, et des valeurs opposées aux miennes ?

    Comment c’est quand j’écris à partir de ma vie ? À partir de celle de mon voisin ?

    Comment c’est quand j’invente de toute pièce au point de me demander d’où tout ça sort ?

    Comment c’est quand j’écris le matin ? Quand j’écris la nuit ? Le midi ? Par tranches de cinq minutes ? Par blocs de 5 heures ? Pendant une nuit blanche ? Des histoires longues ? Des histoires courtes ? Des histoires très courtes ? Tellement courtes qu’on ne sait pas dire si ce sont vraiment des histoires ?

    Juste ça, « comment c’est, quand… »

    Cela demande de s’affranchir de l’attente d’un résultat et de concentrer son attention sur autre chose.

    On pourrait dire qu’elle se concentre sur le plaisir d’écrire, sur la jouissance du texte, sur la dégustation des états de l’écriture, mais ce serait incomplet.

    L’attention, quand elle est nourrie par la curiosité, se concentre sur le sens des possibles. C’est une expansion de son champ d’écriture mais aussi une expansion de soi.

    On arrive à se surprendre soi-même : « wow ! je suis capable de faire ça ?! »

    Dans cet espace de surprise, c’est un peu de notre rigidité qui s’effrite. Et si j’étais plus vaste que ce que je croyais ? Et s’il n’y avait pas de limite à ce que je peux m’autoriser ?

    Et si c’était là, justement, dans cette exploration des frontières arbitraires par lesquelles je me définis, et par le fait de pousser plus loin l’exploration de moi-même, là justement que naissaient les œuvres d’art ?

    Il y a des livres confortables. Ceux que l’on se sait capable d’écrire, parce qu’ils correspondent à l’auteur que nous pensons être. Ces ont des livres impeccables, très maîtrisés, d’une technicité au cordeau.

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    Quand je parle de créativité débridée, je ne parle absolument pas de grande imagination. Ça c’est un raccourci cognitif qui évite de se confronter à la bonne question. La créativité, ce n’est pas la faculté d’imagination, c’est notre faculté à trouver des solutions sur-mesure à des problèmes qui semblent insolubles.

    Cela peut être aussi simple que de changer une tournure de phrase. Ou un décor. Ou de penser son roman comme un bouquet plutôt que comme une chronologie. Ou de trouver une manière de restituer un accent régional.

    Oui, tous ces exemples viennent d’auteurs avec lesquels je travaille ou ai travaillé.

    Notre travail n’est pas d’appliquer des techniques. Il n’est pas non plus de prendre position face à telle ou telle approche méthodologique.

    Bien sûr, certaines nous viendront avec plus d’aisance. Certaines nous paraîtront évidentes et seront un match instantané. D’autres nous demanderont plus de travail et nous paraîtront plus laborieuses. Certaines réclameront un effort qui nous semblera plus important. Certaines nous sembleront vides de sens.

    Notre travail est de ne pas nous arrêter à ces sensations mais de simplement les observer. De dire « d’accord, voilà comment ça me fait réagir quand j’aborde le projet de cette façon-là », et de continuer le travail.

    Parce que si l’on ne sait jamais par où viendra la solution à un problème créatif, notre intuition sait nous guider. Si elle nous dit « change de modalité de travail », nous devons l’écouter.

    Mais sa voix n’est pas plus élevée qu’un murmure tandis que les doutes, les râleries, l’angoisse du perfectionnisme, la rigidité des apprentissages (du « c’est comme ça que ça doit être fait), la peur du jugement des autres si l’on s’autorise à écrire ça, toutes ces voix s’expriment plus fort.

    Il faut donc apprendre à ignorer la cacophonie pour mieux discerner la voix délicate qui sait, qui sent, même quand ce qu’elle a à nous dire ne nous plaît pas, même quand ce qu’elle nous souffle signifie qu’il va falloir redoubler d’efforts, rencontrer de nouveaux espaces d’incertitudes, aller au contact de notre vulnérabilité, assumer notre singularité.

    C’est cet apprentissage du discernement que je vous propose à partir du 12 décembre, au cours d’un cycle d’ateliers d’un genre un peu différents :

    • 8 séances préenregistrées d’écriture guidée : pendant 8 de 12 semaines, vous recevrez un enregistrement dans lequel j’accompagnerai votre écriture. Vous serez invité à écrire en m’écoutant, 5 fois par semaine, 5 fois la même guidance.
    • 12 séances d’intégration en groupe. Une fois par semaine, nous échangerons sur votre pratique, vos séances, les sensations qui auront émergé, les questions que cela soulève, et la manière dont vous pouvez intégrer cette expérience à votre pratique en général

    Vous développerez votre curiosité et rencontrerez vos espaces de résistance autant que vos espaces de confort.

    Vous affinerez votre discernement.

    Vous apprendrez à dissocier vos états pendant l’écriture du jugement que vous portez sur votre pratique.

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    À l’issue de ces 12 semaines de pratique, vous aurez gagné en expansion. Votre créativité sera moins rigide, plus libre de vous surprendre.

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    Et si vous vous inscrivez avant le 30 Novembre (la formation commence le 12 Décembre), économisez 100€ de plus en profitant d’un tarif avancé de 297€.

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    Anaël Verdier

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  • [CDD] Nouvelle Formation ! Rester présent au texte

    [CDD] Nouvelle Formation ! Rester présent au texte

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    Je vous ai parlé la semaine dernière d’un nouveau programme que je vous prépare pour explorer différentes modalités d’écriture.

    Ce programme consistera en deux volet :

    8 sessions d’écriture guidée.

    Il s’agit d’enregistrements audio que vous pourrez télécharger et que vous écouterez pendant que vous écrirez.

    Je conseille une fréquence de 5 de ces sessions d’écriture par semaine, afin d’en expérimenter différentes nuances. Quand je dis « 5 », c’est bien cinq écoutes de la même séance guidée.

    Le texte qui résultera de ces sessions ne nous intéressera pas directement. C’est l’expérience d’écriture que vous vivrez qui fera l’objet de nos conversations.

    C’est le second volet :

    12 séances de coaching de groupe.

    Vous partagerez vos expériences, et nous travaillerons à intégrer à votre pratique ce que vous vivez lors de vos sessions d’écriture.

    Il ne naîtra pas une « méthodologie » de cet atelier, au sens où une méthodologie serait composée d’une série d’étapes à franchir de manière systématique.

    Non, il naîtra bien mieux : une meilleure qualité de présence à l’écriture.

    Qu’est-ce que j’entends par là ?

    Le texte est une entité complexe. Il est constitué de multiples couches.

    Personnages, décors, intentions, émotions, sensations, rythme, mélodie, et d’autres encore.

    Nous pouvons écrire en nous concentrant sur l’une de ces couches à la fois, ou nous pouvons chercher à être présent à l’ensemble.

    À cela s’ajoute notre complexité à nous, d’être humain en train de vivre une expérience humaine. Écrire peut nous amener dans des états de conscience modifiée. Écrire peut amplifier nos ressentis, intensifier nos émotions. Écrire peut nous mettre en relation avec des expériences de nos vies que nous avons ou pouvons avoir du mal à intégrer ou gérer.

    Nous pouvons nous désengager de l’écriture lorsque l’intensité émotionnelle d’un texte devient trop grande, ou nous pouvons apprendre à rester présent avec le texte et avec l’écriture y compris dans ces moments de grande intensité.

    À cela s’ajoute un contexte d’écriture pas toujours favorable. Nous écrivons parfois fatigué, pressé par le temps, préoccupé par les choses de notre vie, dérangés par de l’agitation ou du bruit autour de nous, nous pouvons avoir l’impression de devoir « voler » du temps à d’autres activités pour le consacrer à notre écriture.

    À cause de ces contexte moins qu’idéaux, nous pouvons avoir de la difficulté à nous sentir « dans » le texte, nous pouvons nous sentir agités, dispersés, avoir envie d’être partout sauf avec le texte.

    Nous pouvons suivre cette impulsion qui nous éloigne de l’écriture ou choisir de rester présent dans l’acte d’écriture malgré notre contexte.

    Enfin, il y a la matière. La matière, c’est le texte lui-même, qui peut sortir avec plus ou moins de facilité. Les mots peuvent couler naturellement ou résister, les idées peuvent s’enchaîner de manière fluide ou faire des nœuds. La matière peut sembler revêche ou complice, alliée ou ennemie.

    Là encore, nous avons le choix : décider de nous détourner de toute matière un peu « difficile » ou rester présent avec toutes les natures de textes.

    Ces différents niveaux de présence, je me rends compte que beaucoup d’auteurs avec qui je travaille ne prennent pas le temps de les apprivoiser.

    Nous avons tendance à vouloir que notre écriture soit toujours plaisante, fluide, qu’elle ne nous paraisse jamais laborieuse, nous avons l’impression que l’écriture n’a de valeur que si elle est « plaisante ». Nous nous battons pour trouver le « plaisir du texte ».

    Or, la facilité de l’acte d’écriture ne présage en rien de la qualité du texte qui émerge.

    Et la forme initiale d’un texte ne présage en rien de ce qu’il peut devenir.

    Vous pouvez écrire avec beaucoup de difficulté un texte très laborieux et, en quelques sessions de réécriture, en faire l’une des plus pages de l’histoire de la littérature.

    Ou vous pouvez écrire avec énormément de facilité un texte fluide et harmonieux mais qui ne réussira jamais à être dense, riche ou capable de toucher un lecteur au cœur.

    Il me parait essentiel, dans un parcours d’auteur, d’apprivoiser les états du texte et d’augmenter notre capacité à rester présent avec l’écriture dans ses différentes modalités.

    Lorsque nous cessons d’être présents, l’écriture se désincarne. Elle reste en surface. Elle tend à nous paraître creuse.

    En renforçant notre aptitude à la présence, nous renforçant notre capacité à rester dans une écriture incarnée, c’est-à-dire une écriture solidement ancrée (elle n’est pas « perchée », elle reste cohérente et logique) et inspirée (elle puise à notre singularité et notre inconscient).

    C’est ce que je vais travailler avec vous si vous décidez de rejoindre cette formation.

    Les sessions d’écriture guidées concentreront votre attention sur les états qui accompagnent votre écriture au moment où vous les traversez. Vous vous habituerez à opérer sur deux niveaux de jeu simultanément : à la fois conscients de votre texte et de vous-même.

    Les sessions de coaching de groupe vous permettront de verbaliser et conscientiser, d’observer et d’intégrer et de questionner votre expérience.

    Nous ne travaillerons pas, durant cet atelier, sur des techniques externes mais sur votre agilité interne. L’objectif est d’assouplir votre rapport à votre pratique. De vous dégager de toute forme de crispation que vous pourriez ressentir autour de certaines idées figées de ce à quoi votre écriture devrait ressembler.

    Il n’y a pas de règle.

    Ce n’est pas parce que vous prenez plus de plaisir à certaines modalités que le résultat est meilleur.

    La fluidité n’est pas synonyme de qualité du résultat.

    Et le résultat lui-même n’est ni bon ni mauvais, c’est une matière brute sur laquelle, ensuite, vous pouvez travailler.

    À force de détacher sensations et jugements, vous reprogrammerez votre sentiment de plaisir. Plutôt que de l’associer uniquement à certaines sensations très restreintes et aléatoires (votre degré d’ »inspiration », la facilité avec laquelle les mots sortent, la clarté de vos idées, la perfection de votre contexte…), vous vous habituerez à vous réjouir de toutes vos sessions d’écriture et de toutes les matières que vous serez amenés à produire, parce que toutes, absolument toutes :

    • témoignent du fait que vous investissez de votre attention dans une activité et un projet qui vous tiennent à cœur et vous nourrissent
    • vous font progresser, même si vous ne le voyez pas
    • font exister votre projet, même si vous nagez en pleine confusion.

    Le programme débute le 12 Décembre et dure 12 semaines.

    Pendant ces douze semaines, nous explorerons huit modalités d’écriture.

    Vous recevrez un module par semaine pendant deux semaines, puis vous profiterez d’une semaine sans module qui servira de semaine d’intégration pour vous permettre de refaire certains exercices ou de rattraper votre retard.

    Donc, ça fait :

    Semaine 1 : module 1

    Semaine 2 : module 2

    Semaine 3 : intégration

    Semaine 4 : module 3

    etc.

    Il y aura bien 12 appels de groupe, donc un appel par semaine, y compris les semaines d’intégration.

    Chaque appel durera une heure trente.

    À terme, le tarif de cette formation sera de 997 €

    Pour cette première cohorte, puisque je vais la construire avec vous et que vos retours me permettront de l’améliorer, le tarif sera de 397€.

    Et si vous vous inscrivez avant le 30 Novembre (la formation commence le 12 Décembre), économisez 100€ de plus en profitant d’un tarif avancé de 297€.

    Je travaille encore à la page de présentation et au lien de paiement. Vous pouvez vous inscrire par retour de mail, je vous donnerai tous les détails.

    Si vous avez des questions sur le contenu de ce mail ou sur la formation, cliquez simplement sur « Répondre » 😉

    Anaël Verdier

    PS : Le 12 décembre commence une nouvelle formation destinée à construire votre confiance dans le processus créatif. Vous y explorerez plusieurs formes de scènes et ferez connaissance avec touuuuuuuus les états qui peuvent surgir pendant vos sessions d’écriture. En vous inscrivant avec le 30 novembre, vous économisez 100€ sur un tarif déjà réduit (c’est la première cohorte, on va le construire ensemble).

    PPS : le Mastermind offre un espace d’accueil de votre écriture et d’exploration guidée de vos projets. Vous y rencontrez d’autres auteurs et normalisez l’acte d’écrire et ses étapes. Vous y trouvez de l’écoute en période de doute et des outils pour retrouver le fil de vos projets. Vous y recevez un accompagnement sur-mesure pour explorer les modalités de votre écriture et prendre vos marques à l’intérieur de votre quotidien d’auteur, où que vous en soyez de votre parcours. Et quand vous ne doutez pas, que la confiance est au rendez-vous, vous y recevez de quoi consolider votre pratique et votre méthode d’une manière qui vous ressemble et vous convienne.

    *** *** *** ***
    Si vous voulez travailler avec moi, plusieurs options :

    1. Découvrez l’intégralité des formations Une Page à la Fois sur cette page. Les accompagnements en direct ne s’y trouvent pas.
    2. Si vous êtes sensible aux décors, apprenez comment ils peuvent vous ouvrir les portes de votre intrigue et de vos personnages. En vous concentrant sur les détails d’un lieu, vous pouvez donner vie à toute une histoire.
    3. Le mastermind s’adresse aux auteurs qui veulent apprendre, par la pratique, avec les contraintes de leur vie, sans faux-semblants ni fantasmes des conditions idéales de l’écriture. Une page à la fois, vous apprendrez à reconnaître les étapes de votre processus créatif, et vous les apprivoiserez.
    4. Si vous préférez entrer dans l’histoire par les personnages, apprenez comment leurs paradoxes, plus que n’importe quel élément de caractérisation visible, leur permettra de laisser une trace indélébile dans l’imaginaire de vos lecteurs.

    Et toujours mon podcast et ma chaîne Youtube pour explorer votre relation à votre écriture.

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