Courants

Quelle discipline cela demande de rester dans mon intégrité, de ne pas me laisser distraire par la fatigue ou la lassitude. Et en même temps, accepter et apprécier comme le répète Pierre Terzian dans Devenir Nombreux : « la vie n’a pas à être parfaite ». Ce truc de lâcher sur le flux de l’exigence constante. Et … Lire la suite

Vivre et écrire le sensible

Mon travail en résidence à la Corderie Royale de Rochefort porte sur cette double question : comment se rend-on disponible à l’expérience sensible (je perçois, je reçois, je ressens, je pense) et qu’en restitue-t-on qui ne soit pas une simple description ni un simple commentaire ? Je suis venu sans autre projet que celui-là. Venir à la … Lire la suite

Sémaphores

Je suis en vie. Disparu des radars. Un télégramme en morse de temps en temps pour signifier mon existence depuis l’intérieur de mon ermitage. Messages intermittents. Temps de réponse imprévisibles. Dépendent des courants et des revirements de l’air. Voilà, cette semaine, c’est tout : je suis là, dans mon sous-marin. Tout va bien.

Prendre le rythme

long boulevard de solitude pas d’interruption pas de conversation, de découverte, d’interaction avec le monde extérieur nécessaire pour connexion avec le monde intérieur j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin : les impressions et les images et les histoires le rythme de l’isolement — arrêter de sortir — faire des vivres — vivre en huis … Lire la suite

Seuil

Au début, il y a une texture, une densité ou sa promesse. L’impression de ne rien toucher de tangible. Une sensation fugace. Des mots évanescents. La sensation de devoir avancer à pas feutrés, comme pour ne pas effaroucher le texte qui se tient là, à l’orée d’une clairière ou dans la pénombre d’un sous-bois de … Lire la suite