SEMAINE – 16

J’avais oublié le parfum des bibliothèque, cette manière qu’ont pour moi ces espaces de dire « Bienvenue à la maison ». Après une longue procrastination je me suis réinscrit à la municipale, ai arpenté les rayons pendant deux heures, à m’extasier devant les livres comme je le fais en librairie, à choisir avec raffinement ce que j’allais emporter, pour quelques semaines, chez moi. En sachant qu’aucun de ces volumes n’encombrerait ma maison une fois que j’en aurais fini avec lui.

Little Nemo, par Windsor McCay, l’un des pionniers de la bande dessinée.

Par nostalgie, j’ai emprunté Little Ego, une parodie gentiment érotique de Little Nemo que je regardais à la dérobée quand je n’avais pas encore l’âge de la lire. Et les Metabarons, dont je repousse la lecture depuis trop d’années. Côté livres, un recueil de textes sur l’écriture de Buckowski. Et des livres pour occuper les longues journées de vacances de l’Enfant, qui a trouvé le moyen de se faire enfermer dans une pièce avec un film. Moi qui voulais lui transmettre le goût des bibliothèques, il a commencé par me dire « je suis déjà venu ici » puis « oh, il y a Fortnite, la chance ! » en regardant l’écran d’un PC.

Au programme de la semaine, stage d’écriture, fatigue de fin de weekend, début de vacances et incendie de Notre Dame aux filaments de nostalgie. Mes années parisiennes sont souvent passées au large (ou sur) l’île de la Cité. J’ai participé à l’émotion collective, la tapisserie de mon cœur est aussi tissée du fil de cette vieille dame.

Je réécoute The Last Shadow Puppets et, dans un élan nostalgique de mes années québécoises, du Éric Lapointe du tournant du siècle.

Le Venus Erotica d’Anaïs Nin m’a déçu. Je n’y ai pas retrouvé l’écriture que j’aime dans les pages d’Henry and June. J’ai posé Camus quelques temps histoire de me remettre d’un excès d’existentialisme.

J’ai reçu l’annonce de la sélection de mon texte pour une prochaine anthologie de la Musardine. C’est toujours à la fois plaisir et honneur. Et j’ai réalisé que j’avais oublié de confirmer un déjeuner pour un autre projet pour l’instant trop peu avancé pour que j’en parle. Voilà pour cette semaine.

Anaël Verdier Écrit par :

Je suis Anaël et j'écris. Ma fascination pour la vie, qui est cette opportunité de jouir, d'explorer, d'apprendre, de (se) rencontrer, guident mon écriture. Sur ce blog, je partage des fragments de moi avec vous, comme une pochette surprise remplie d'amour. Mon dernier livre est disponible ici: https://amzn.to/2r7CMeU