La difficulté, les premiers jours, c’est de me souvenir que j’ai décidé de prendre cette habitude. Dans mon tableau de bord, j’ai remonté le tracker associé à l’écriture, comme un symbole qui me rappelle mon intention. Je remets le nez dans mes manuscrits au repos. Je recommence à écouter les musiques qui génèrent des idées en moi.
Je sens remonter petit à petit l’élan d’écrire à mesure que diminue la pression quotidienne (encore à bloc pendant une grosse semaine et ça devrait redescendre un peu). Je vais respirer, peut-être, malgré l’air étouffant. Maintenant que j’ai repris « mon » rythme, c’est-à-dire un rythme essentiellement nocturne, ma créativité revient à bloc, ma sérénité aussi malgré quelques pics d’angoisse le matin.
S’ouvrent des tonnes de possibles dans lesquels je veux m’immerger, pour lesquels je veux me mettre en action. Retrouver l’élan que j’ai laissé au repos ces derniers mois. « Tu as une bonne énergie » m’a-t-elle dit quand elle m’a vu. J’ai effectivement le sentiment de sortir d’un tunnel de crise, de revenir à la lumière, empli d’un sentiment de possibles vers lequel je tendais la main sans parvenir à le saisir depuis plusieurs années.
Remis en action, je me remets aussi en création.
Et ça, c’est excitant !