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Oolong, Québec et épuisement

Une tasse fumante de oolong bue sur une terrasse à minuit, le Québec dans les oreilles et dans la tête. La nostalgie est renforcée par mon épuisement. Long weekend de travail. 7h-23h samedi. Quel pied!

D’aucuns diront que je suis fou d’aimer ces journées interminables mais j’aime la densité énergétique qu’elles exigent. Je donne tout, si bien que je m’échoue sans résistance sur la plage de mes doutes et de mes angoisses à la fin du weekend. Le réveil sera dur, demain.

J’aime aussi cette descente, le contrecoup émotionnel de ces dépenses sans compter.

Le bonheur d’être inspiré

Nous cherchons tous l’inspiration. Pas seulement les auteurs, tout le monde. L’inspiration qui nous rendra plus heureux, l’inspiration qui nous indiquera dans quelle direction emmener notre vie.

L’inspiration c’est ce sentiment qui se diffuse en nous lorsque nous sommes connecté à nous-même. Peut-être est-ce lié à une connexion cosmique avec l’univers ou peut-être seulement à notre connexion avec notre inconscient. Je ne suis pas sûr que cette distinction ait de l’importance.

L’inspiration nous arrive par nos interactions avec le monde, par l’utilisation de nos sens. La musique, les parfums, un beau paysage ou une jolie fille, la texture d’une pierre ou d’une peau sous nos doigts, la tiédeur parfaite d’un bain, l’explosion d’une saveur contre notre palais.

Rencontrer le monde et être récompensé

Pour être inspiré, confrontez-vous au monde par tous les moyens possibles et laissez le monde agir sur vous.

Je passe mon temps à regarder des photos, feuilleter des livres d’illustrations, traîner dans les jardins et les parfumeries, cliquer sur l’onglet « à écouter » de Deezer pour découvrir de nouveaux sons, de nouveaux parfums et de nouvelles idées.

Chacune de ces idées est un cadeau. Je le reçois et le chéris comme tel.

Ces idées ne se retrouvent pas seulement dans mes livres. Elles embellissent mon quotidien. Elles m’avertissent quand je ne suis pas sur la voie de mon épanouissement. Avec le temps, j’ai appris à reconnaître les symptômes de l’ennui, de la (mauvaise) frustration. J’ai appris à saisir le courage de les affronter, de changer ma vie pour changer mes émotions. Pour être plus en phase avec mon essence. Pour être plus heureux. Pour être moi, davantage.

Car quel est le sens de la vie si ce n’est la réalisation de soi ?

Comment savoir comment se réaliser si ce n’est en étant inspiré ?

Se rencontrer soi-même: une expérience vertigineuse

Combien d’individus se contraignent au malheur par convention sociale, par peur du changement ou de la douleur ? Il est impossible de se transformer sans souffrir. Se transformer c’est remettre en question ses habitudes, ses acquis, c’est tout perdre pour reconstruire… mais reconstruire quoi ?

On n’a que l’intuition de ce que sera notre vie après le changement, pas la certitude. Et cette incertitude oblige à un saut dans le vide que beaucoup rechignent à faire. C’est le vertige de devenir soi.

J’explore ces thèmes dans mes textes: la transformation, l’adaptabilité, la quête de soi, le vertige qui précède le saut dans le vide. Recharger ? se termine sur cet état qui précède la reconstruction. Alexandra des bois est un hymne à l’abandon qui accompagne la découverte de soi.

La vie est une succession de transformations. Résister est vain. Le changement fait partie intégrante de cette expérience incroyable qu’est l’existence. En nous confrontant à de nouvelles idées (via la lecture, l’audition, l’olfaction, etc.), nous augmentons nos chances de faire que ces transformations soient des pas en avant et ne nous éloignent pas de nous-mêmes.

Si vous voulez découvrir certaines de mes inspirations, j’en ai compilé quelques-unes sur cette page: les coups de coeur d’Anaël

Single field excellence is a myth

We live in a world where the expert is overrated. If you’re not specialized in one field, it raises suspicion. How can you be good at many things?

The answer is life/learning hacking.

When you only learn through the rule of 10.000 hours, when the only way you know how to become good at something is by going from basic to intermediary to expert, you need a lot of time to become sort of good at stuff.

Truth is, there are shortcuts. Failing often and fast is one. Modeling is one.

For a long time, in RPG you could only create hyperspecialized characters. If you tried to make a character that was good at many things, you created an average character at best. The more he leveled up, the more the gap between him and the other characters of the group widened.

I call bullshit on that.

Good life is multi-passionate

You can have many fields of interest and become good in all of them.

Life is long. There’s a lot you can achieve in a ten-year period if you give it focus and energy. There’s even a lot you can create in three years. Maybe not as much but there’s little that can’t be achieved in ten years. How many ten-year spans does your life contain ? Let’s say you start living purposefully at thirty and end your life at eighty. That’s five blocks of ten years. Five opportunities to become good at something. To become better than most – although, who cares about that ? – , to make five of your big dreams real (and I’m talking very BIG dreams).

Let’s say you’re a little slow and it takes you fifteen years to make a dream real. Then you can still achieve two big dreams and one smaller dream.

Where do they get off these people who tell us to focus on one area of life ? Where is the rationality in that ?