Il ne pleut que des idées.

Dehors, il pleut. L’orage que tu m’a envoyé est enfin arrivé à destination. La pluie porte mille milliards de messages, des fragments de rêves à rêver ensemble, de voyages à inventer. Je partirai seul, mais pas complètement.

Il m’arrive d’écrire alors que je suis épuisé, que mon corps me supplie de déclarer la fin de la journée, que mon cerveau peine à aligner deux mots. Je reste devant l’écran. La musique me maintient en alerte. Le thé, ou le café, réchauffe la nuit. Même avec la lumière j’ai froid quand je ne vois plus le soleil par la fenêtre. Les mots ont cette façon de trouver le chemin quand même, de s’écraser sur la page, comme des taches de pensée laissées par la pluie.