En Terre Etrangère, Robert Heinlein

Quand j’ai lu Stranger in A Strange Land (En Terre Étrangère) pour la première fois, je n’avais pas d’a priori. Je ne m’attendais pas à une telle claque. Loin de n’être qu’un récit de science-fiction, le roman de Robert Heinlein a fait écho à mes études d’anthropologie, et à mon désir d’appliquer la méthode anthropologique à l’étude de ma propre société.

L’archétype du Transformateur. Ou quand Mars rencontre la Terre.

Michael Valentin Smith, né de parents terriens, est né et a grandi sur Mars. Quand il est ramené sur Terre, c’est le choc culturel par excellence. Il sert de point de recul, de regard distancié sur ce monde que l’on connaît et qu’il déconstruit avec sa naïveté spontanée.

Qu’il questionne les relations homme-femme (et plus particulièrement le couple et le sexe) ou qu’il ne groke pas certains concepts clefs de nos modes de représentation occidentaux, M.V. Smith ne renvoie à nos incohérences et à nos absurdités.

Vous avez peut-être relevé que j’ai introduit ce livre en disant « quand je l’ai lu pour la première fois ». C’est l’un des rares et seuls livres que je relis tous les deux ou trois ans pour me souvenir de l’importance de ses enseignements.

Un ouvrage de science fiction, et bien plus.

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